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L’accès à l’éducation, la qualité des enseignements-apprentissages, le financement de l’éducation, la condition enseignante : ce sont entre autres les questions sur lesquelles le Sudes exige des réponses de la part des candidats à l’élection présidentielle. Dans un mémorandum, les membres de ce syndicat les appellent à exprimer «clairement leur position et engagement à travers des réponses concrètes, innovantes et opérationnelles aux problématiques de fond qui sont posées».

Le Syndicat unitaire des enseignants du Sénégal (Sudes) a dans un mémorandum interpellé les 5 candidats à l’élection présidentielle sur la situation du secteur de l’éducation et de la
formation Dans le document, les membres de ce syndicat appellent les candidats à exprimer «clairement leur position et engagement à travers des réponses concrètes, innovantes et opérationnelles aux problématiques de fond qui sont posées». Selon le secrétaire général du Sudes, les questions soulevées dans le document qui sera mis à la disposition des candidats nécessitent «des solutions de fond pour inscrire notre système éducatif dans une dynamique de performance, au grand bénéfice de l’intérêt national». D’après Amadou Diaouné, «les thèmes qui structurent le mémorandum sont en gros liés à l’accès à l’éducation, à la qualité des enseignements-apprentissages, au financement de l’éducation, à la condition enseignante, à la situation dans les sous-secteurs de la Formation professionnelle et technique (Fpt), de l’enseignement supérieur public et le secteur de l’éducation non formelle». Dans leur mémorandum, ils reconnaissent que «des progrès substantiels ont été enregistrés dans l’accès à l’éducation, du préscolaire à l’enseignement supérieur, avec des programmes comme le Pdef et le Paquet, notamment avec les réalisations en matière d’infrastructures, d’équipements scolaires, de recrutement du personnel». Seulement, ils soulignent que «l’offre publique d’éducation est toujours insuffisante, peu diversifiée face à une demande croissante». En conséquence, soulignent-ils, «l’objectif de scolarisation primaire universelle n’a pas pu être atteint». Pour eux, la scolarisation des enfants de couches sociales très pauvres, ceux porteurs de divers handicaps, mais aussi ceux dont les parents rejettent l’école française nécessite «des approches novatrices». Dans son document, le Sudes révèle «qu’aujourd’hui 30% des enfants en âge d’être scolarisés, soit plus de 1,5 million d’enfants, ne sont pas à l’école». De même, il informe que «34% de ces enfants sont dans les daaras traditionnels dont l’intégration souple et multiforme au système formel tarde à être matérialisée (…)». La question de la qualité des enseignements est aussi soulevée avec les résultats d’apprentissage  jugés médiocres. Le Sudes estime que la politique du personnel enseignant est peu soucieuse de la qualité des enseignements apprentissages avec les problèmes notés dans le recrutement, la formation initiale et continue, le fonctionnement des centres de formation et motivation des agents. A cela s’ajoutent le déficit de maîtres, de professeurs et d’enseignants-chercheurs estimé «entre 15 et 20 mille», les insuffisances dans les réformes et leur application, les conditions et l’environnement d’apprentissage et de travail.

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