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La Jds quitte la maison verte. Babacar Diop et ses camarades ont déposé hier une lettre de désaffiliation sur la table du secrétaire général Ousmane Tanor Dieng. Ils déplorent la gestion actuelle du parti basée «sur la défense des intérêts du Président Macky Sall».

Ils n’ont pas attendu d’être exclus. Babacar Diop et ses camarades de la Jeunesse pour la démocratie et le socialisme ont déposé hier leur lettre de désaffiliation du Parti socialiste. En fait, leur structure devrait être sur la liste des dissidents ciblés par la direction du parti et qui devaient être exclus par le Bureau politique, après le feu vert du Secrétariat exécutif national. On se souvient, il y a un an, qu’ils avaient lancé une pétition pour le départ des ministres socialistes du gouvernement et la sortie du Ps de Benno bokk yaakaar. Mais en plus, la Jds avait pris fait et cause pour Khalifa Sall en soutenant la liste Manko taxawu senegaal aux dernières Légis-latives. Même si au lendemain du scrutin elle avait décidé de «recouvrer toute sa liberté de pensée d’action et de mouvement». En tous les cas, aujourd’hui M. Diop et Cie disent ne plus comprendre l’orientation politique de cette formation. «Un fossé nous sépare de la direction du Parti socialiste. La profondeur de nos désaccords politiques rend impossible tout compromis. Le parti a décidé de renoncer à l’ambition de travailler pour un Sénégal nouveau. Ses dirigeants s’éloignent chaque jour davantage des idéaux de démocratie, de progrès et de justice sociale portés par ses pères fondateurs», constate la Jds. Pour les responsables dudit mouvement, le Ps d’aujourd’hui ne se préoccupe plus des intérêts des militants, mais de ceux du Président Macky Sall. «Le Parti socialiste n’a plus ni vision ni projet. Il a décidé de suivre aveuglément le Président Macky Sall, tel un esclave avec son maître. Il n’hésite plus à s’engager dans de vastes complots pour conduire au bagne ses propres fils. L’essentiel, c’est de plaire au prince pour continuer à prendre part, à tout prix et sans dignité, au festin auquel se livre depuis 2012 le régime Apr-Benno», déplorent-ils. Par ailleurs, la Jds estime que la gestion actuelle du Parti socialiste est en porte-à-faux avec les textes qui le régissent. Dès lors, elle s’offusque de la procédure d’exclusion de certains militants. «Il s’arroge le pouvoir d’exclure du parti, et sur des bases purement arbitraires, des responsables. Et cela, en contournant les dispositions règlementaires prévues à cet effet», dénoncent ces jeunes. Pour eux, «le Comité cen­tral censé être le parlement du parti est dépouillé de l’essentiel de ses prérogatives au profit d’un Secrétariat exécutif restreint qui se veut le bras armé du secrétaire général». Ces nouveaux sortants qui ne croient plus à un avenir vert réfléchissent à une nouvelle orientation.
Stagiaire

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