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Accentuer les mesures mises en place pour prévenir les accidents et les maladies dans le milieu professionnel. C’est l’un des objectifs de la Politique nationale de sécurité et santé au travail que le Sénégal s’est dotée. Lors de la cérémonie de lancement de la vulgarisation dudit document, le ministre du Travail a insisté sur la participation des différents acteurs pour prévenir les risques professionnels.

Par Dieynaba KANE

Le ministère du Travail a procédé hier au lancement de la vulgarisation du document de Politique nationale de sécurité et santé au travail. L’objectif de ce document est de «prévenir les risques professionnels à travers une gestion efficace des accidents et des atteintes à la santé des travailleurs et des travailleuses dans tous les secteurs d’activités, tout en assurant la protection des groupes vulnérables sur tous les lieux de travail». Lors de la cérémonie de lancement de la vulgarisation dudit document, Samba Sy a fait savoir que cette politique «repose sur une vision qui a pour ambition de garantir les meilleures conditions de vie au travail, gage de productivité des entreprises». M. Sy a souligné aussi que cette politique «procède aussi de principes directeurs tels que le tripartisme, la non-discrimination, la culture de la prévention, la prise en compte de la dimension genre et d’objectifs soutenus par un dispositif de mise en œuvre et d’un mécanisme de suivi-évaluation et de révision». Pour sa mise en œuvre opérationnelle, il est prévu «un programme national de santé et sécurité au travail de 5 ans reposant sur un plan stratégique et un plan d’actions élaborés et validés de manière tripartite le 28 février 2017, et articulé autour de 4 priorités cibles».  «La première est relative au renforcement du cadre juridico-institutionnel et des moyens d’intervention des corps de contrôle en sécurité et santé du travail. La deuxième concerne la mise en conformité des lieux de travail dans les secteurs public, privé, informel et agricole en matière de sécurité et de santé au travail. La troisième a trait à l’harmonisation des outils de collecte de données et à l’accessibilité des statistiques en sécurité et santé au travail. La quatrième priorité est relative au renforcement des capacités des intervenants en sécurité et santé au travail», a-t-on fait savoir.
Se réjouissant pour sa part de la mise en place de la Politique nationale de sécurité et santé au travail, le représentant de la Cnts à cette rencontre a fait savoir que pour «la préservation de notre capital humain, la promotion de lieux de travail sûrs et salubres» est un défi à relever. Selon Cheikh Ousmane Diop, «c’est inadmissible qu’au 21ème siècle des hommes et des femmes continuent de mourir sur leurs lieux de travail par le fait du travail». M. Diop a souligné par la même occasion, l’insuffisance des moyens pour assurer la mise en œuvre de l’arsenal juridique en matière de sécurité et de santé au travail. «Seule la dotation de moyens suffisants peut permettre la mise en œuvre effective de ce Programme national de sécurité et santé au travail», a-t-il dit. Devant le ministre du Travail, le syndicaliste a plaidé pour plus de ressources «en vue de mettre en œuvre ce document pour que les coûts de réparation des accidents et des maladies professionnelles, et les charges médicales s’amenuisent».
Pour le succès de la promotion de la sécurité et de la santé au travail, M. Samba Sy a appelé les différentes parties prenantes à s’investir. Selon lui, il faut que les acteurs «en comprennent les enjeux, évaluent les conséquences psycho-sociales et déterminent les stratégies les plus pertinentes pour y apporter des solutions structurantes, par le dialogue et la coopération».
dkane@lequotidien.sn

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