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Pour l’Ordre national des experts comptables et comptables agréés (Onecca), le visa des états financiers permet d’avoir un accès plus facile à l’expert-comptable et comptable agréé, compte tenu de son caractère obligatoire.

Conformément aux dispositions de l’article 31 du Code général des impôts, le visa obligatoire des états financiers de synthèse est institué par l’arrêté n° 01954 du 9 février 2018, en vue de renforcer la fiabilité et la cohérence de l’information fi­nan­cière. Aux yeux des experts comptables et comptables agréés, cette mesure n’est pas un processus sur lequel leur profession cherche à gagner de l’argent. Le tout nouveau président de l’Ordre national des experts comptables et comptables agréés (Onecca) a expliqué hier que «c’est un service public qui leur a été confié par les autorités pour fiabiliser l’information financière». Serigne Moustapha Kâ d’assurer que «cette mesure devrait non seulement permettre d’améliorer l’information financière délivrée par les acteurs économiques, mais également d’avoir un accès plus facile à l’expert-comptable et comptable agréé, compte tenu de son caractère obligatoire». L’habilitation à délivrer l’attestation de visa des états financiers a été exclusivement confiée aux membres l’Onecca. Quid des entités disposant d’un commissaire aux comptes ? Le président de l’Onecca renseigne que le visa des états financiers peut être délivré par ce dernier.
L’application du visa obligatoire des états financiers a été testée en 2018 sur les états financiers des entreprises relevant du Centre des grandes entreprises de la Direction générales des impôts et domaines (Dgid). Avant d’être étendue cette année à tous les centres fiscaux pour les entités relevant du champ d’application de l’arrêté. A ce propos, précise Mor Fall, le visa est obligatoire pour toutes les entités qui sont tenues de produire des états financiers, à l’exception de celle relevant du système minimal de trésorerie. C’est-à-dire que la mesure s’applique à celles qui ont un chiffre d’affaires inférieur à 60 millions pour les entités de négoce, 40 millions pour les entités artisanales et assimilées et 30 millions pour les entités de services. Et de l’avis du conseiller technique du directeur général des Impôts et domaines, le premier bénéficiaire de cette mesure c’est l’entreprise qui a besoin de d’informations financières fiables pour une meilleure organisation et gagner la con­fiance des banques. Ainsi, estiment les membres de l’Onecca, le visa a un enjeu gagnant-gagnant pour la profession comptable, la Dgid et pour les acteurs économiques.
dialigue@lequotidien.sn

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