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La Coalition des confédérations syndicales du Sénégal a constaté «la persistance de la crise sanitaire et ses graves répercussions sur le monde du travail». Cette coalition, qui réunit l’Udts, la Cnts, l’Unsas, la Cnts/Fc et la Csa, fait remarquer que la crise socio-économique a eu comme conséquences la «recrudescence de l’immigration clandestine, la fermeture de plusieurs établissements, les licenciements massifs de travailleurs, notamment dans les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration et des agences de voyage, etc.».
Dans une déclaration, les membres de cette organisation soutiennent que «l’ordonnance présidentielle n° 001- 2020 du 08 avril 2020, aménageant des mesures dérogatoires au licenciement et au chômage technique, a très peu été respectée». A titre d’exemple, ils renseignent que «c’est durant la période de mise en œuvre de la loi d’habilitation n°2020-13 du 02 avril 2020, que le Directeur général des Grands Moulins de Dakar a choisi de licencier délibérément cinq travailleurs pour des motifs fallacieux». A en croire les secrétaires généraux de ces centrales syndicales, la situation dans le secteur du Tourisme n’est pas reluisante. A ce propos, ils informent : «A la veille de l’ouverture de la saison touristique, les promoteurs hôteliers estiment que le soutien financier de l’Etat s’avère insuffisant pour maintenir les activités et sauver les emplois». Et les syndicalistes de prévenir : «S’ils mettent à exécution leur plan de fermeture, ce sont plus de 20 000 travailleurs qui vont perdre leur emploi.» Alertant sur la gravité de la situation, ils précisent que «le régime obligatoire actuel ne prévoit aucune couverture de risques liés à ce type de catastrophe». Ainsi préviennent-ils : «Les travailleurs impactés ne bénéficient d’aucune mesure de protection sociale et se retrouvent brusquement dans une situation sociale insupportable.» Pour parer à une telle éventualité, ladite coalition «exhorte le gouvernement à soutenir davantage les entreprises en difficulté et à renforcer les mesures de protection des travailleurs et de leurs emplois».
En outre, la coalition des confédérations syndicales marque aussi son opposition «à toute forme de précarisation des emplois dans le cadre de la réforme du Code du travail».

Une marche de protestation en novembre
Par ailleurs, lors de leur réunion, les secrétaires généraux de ces centrales syndicales se sont aussi prononcés sur la situation à l’Aps. Ils dénoncent «vigoureusement le licenciement abusif du chef du service commercial ainsi que du chef du service administratif et financier, et, la suspension de Bamba Kassé, Secrétaire général Synpics». Mody Guiro et ses camarades déplorent «la mauvaise volonté affichée par la direction de l’Aps pour parvenir à un règlement négocié de ce conflit qui perdure». Il est ainsi exigé «la réintégration des travailleurs abusivement licenciés aux Grands Moulins de Dakar, à l’hôpital Abass Ndao et à l’Aps». Se prononçant sur l’affaire de détournement des tickets de restauration constaté à l’Ipres, la coalition «demande que toute la lumière soit faite sur ce scandale, que les responsabilités soient situées et suivies de sanctions».
Par ailleurs, les syndicalistes annoncent «l’organisation d’une marche nationale en guise de riposte contre les multiples agressions dont sont victimes les travailleurs». Cette marche, renseignent-ils, «sera organisée durant la deuxième quinzaine du mois de novembre 2020».

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