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On tente de rassurer les populations comme on peut. En tournée dans la banlieue dakaroise ce week-end, le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique a admis l’urgence de renforcer la sécurité à cause de la psychose née des rapts et meurtres d’enfants. Il dit en engageant aussi la responsabilité des parents : «Aujourd’hui, nous ne pouvons pas mettre un policier derrière chaque enfant ou chaque famille. Nous avons chacun un rôle à jouer. Les enfants, il faut les suivre à la maison et en dehors de la maison. Malheureusement, ce que nous constatons, beaucoup de parents n’accompagnent pas leurs enfants à l’école. Mais avec ce phénomène, ils seront beaucoup plus vigilants. Ils doivent accompagner les enfants partout où ils se rendent, que ce soit à l’école ou ailleurs.» Il fait un constat et promet des mesures dont l’application sera sans difficile, voire impossible à cause de leur caractère improbable. «Nous allons demander aux transporteurs d’être plus vigilants, à ne pas accepter que des enfants non-accompagnés puissent entrer dans les cars. De même, nous allons demander aux directeurs d’école de s’assurer que ce sont les parents eux-mêmes qui amènent les élèves et qui les ramènent à l’école, parce que là aussi c’est un rôle à jouer. Maintenant, ce que va faire la gendarmerie et la police, on ne peut pas également dans le contexte actuel garantir la sécurité sans pour autant qu’il y ait ce dialogue entre les forces de sécurité et la population. Et je pense que après ce qui est arrivé, les parents devront être beaucoup plus vigilants», avance Aly Ngouille Ndiaye.
latifmansaray@lequotidien.sn

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