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Personne ne sait encore les motivations de ce crime crapuleux qui défraie depuis vendredi matin la chronique au populeux quartier Darourakhmane dans la commune de Rufisque-Nord. B. D. Keïta, ressortissant guinéen, est parti suite au coup de couteau fatal reçu à la gorge et son bourreau présumé introuvable. Tôt le matin en fait, alors que le sieur Keïta faisait ses ablutions, il a été pris au dépourvu par son colocataire. «C’est de la douche que j’ai entendu mon mari pousser un grand gémissement. Je me suis précipitée dehors et l’ai trouvé inerte dans une mare de sang. Notre colocataire qui tenait un couteau maculé de sang dans sa main a aussitôt pris la fuite», a témoigné Kadiatou Keïta, épouse de la victime, dans des propos en pulaar traduits par un voisin. Les nombreux voisins ameutés par les cris de détresse de la dame sont unanimes sur le fait qu’il n’y ait pas d’antécédent à leur connaissance entre les deux, tous originaires de la Guinée. «Nous habitons ensemble dans la maison en tant que colocataires, mais je n’ai jamais vu une dispute ou une bagarre entre mon frère et le gars. Il vit seul et à sa descente, il rentre tranquillement dans sa chambre. Et ce n’est que le lendemain qu’il ressort pour vaquer à ses occupations», a fait savoir le petit frère de la victime. «Nous ne savons pas grand-chose de notre colocataire, même son nom m’est inconnu», a-t-il enchaîné. La police qui a rappliqué très tôt a procédé à la levée d’indices pour faciliter l’enquête. Le corps de la victime a été acheminé par les éléments des sapeurs-pompiers, laissant derrière eux deux veuves et quatre orphelins, privés de l’affectation d’un père et mari disparu de manière tragique.

abndiaye@lequotidien.sn

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