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Thiaroye Gare est consterné par l’assassinat ignoble du vieux Daouda Guissé. Le septuagénaire a été retrouvé ligoté et complètement amoché à cause sans doute des coups de ses bourreaux. Les faits se sont déroulés dans la nuit de mardi à mercredi. Selon certaines indiscrétions, les malfaiteurs se sont attaqués au magasin, qui faisait face à celui dont il assurait la garde. Sentant qu’il les a sûrement reconnus, ils ont choisi d’abréger ses jours, afin de ne pas être reconnus par le septuagénaire. Le corps sans vie et ligoté a été retrouvé par une dame qui gardait ses marchandises dans le magasin où officiait M. Guissé et qu’elle récupérait chaque matin de bonne heure. Ramatoulaye Sy, vendeuse de petit déjeuner, qui a retrouvé le corps sans vie dissimulé entre les voitures, raconte la découverte macabre : «J’ai été la première personne qui a découvert le cadavre du vieux Guissé. C’est lui qui gardait mes ustensiles. Ce matin (hier), je l’ai retrouvé couché de dos. Je l’ai tapoté, j’ai vu son corps dans un état désastreux. Son cou était complètement brisé. J’ai pris mes habits pour le couvrir. C’était un vieux, qui avait une famille a géré. Et malheureusement il a été tué à cause d’un magasin dont il n’avait même la garde.»
Avertie, la police de Thiaroye a fait le déplacement pour les constats d’usage, avant que les sapeurs-pompiers n’acheminent le corps à la morgue de l’hôpital général de Grand-Yoff. Pa Guissé, comme on l’appelait si affectueusement, père de six enfants, a laissé une veuve et un quartier meurtris. Voisins et riverains ont profité de cette occasion pour demander au ministre de l’Intérieur de prendre les mesures nécessaires contre l’insécurité grandissante en banlieue. «Souvent ce sont des jeunes de moins de 25 ans qui s’adonnent à des faits de ce genre. L’insécurité hante notre sommeil. C’est un risque même de pointer ton nez dans la nuit. Souvent nous avons des malades mais nous sommes obligés d’attendre le petit matin pour les évacuer à l’hôpital. Et des cas se sont produits ici jusqu’à ce que le ou la malade décède dans la maison», explique Pape Diop, habitant à proximité de Tally Diallo.
latifmansaray@lquotidien.sn

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