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Les choses n’ont pas traîné : une semaine après l’assassinat de l’adjudant-major Tamsir Sané, tué dans la nuit du jeudi au vendredi dernier par des bandits, qui voulaient braquer le bureau de poste de Koumpen­toum, les unités de la Gendarmerie nationale, qui patrouillaient dans la zone depuis la survenue du malheureux incident, ont procédé à de nombreuses arrestations. 19 personnes dont 7 membres du gang, impliqué dans la mort du commandant de la brigade de Koumpentoum, ont été cueillies à Méréto.

Ils n’ont tenu qu’une semaine. La Gendarmerie nationale, qui avait déclenché une chasse à l’homme pour retrouver les présumés meurtriers du commandant de la brigade de Koumpentoum, Tamsir Sané, a réussi un véritable coup de filet : 19 personnes dont 7 membres actifs du gang, qui aurait tué l’adjudant-major, Tamsir Sané, lors du braquage de Poste-finances. Cela ne pouvait en être autrement. Car la Maréchaussée avait sorti les gros moyens pour fouiller le périmètre en envoyant un peu partout plusieurs unités de patrouille dans la zone du crime, coordonnées par le commandant la légion Est de la gendarmerie himself.
Pourtant, les auteurs présumés du drame ne se terraient pas loin du lieu du crime : ils ont été interpellés dans la commune de Méréto, une localité située dans le département de Koumpentoum, précise une source. Ces informations ont été données par la Direction de la communication de la Gendarmerie nationale. Les pandores ont exploité des renseignements des populations, qui ont abouti à ces arrestations de masse. «Le rideau de surveillance et d’interception installé par les unités de la Gendarmerie nationale a permis de procéder à l’interpellation de 19 personnes dans différentes localités», a détaillé la gendarmerie dans un communiqué. «Les investigations ont permis d’établir que parmi les personnes interpellées, 7 ont activement participé à ce braquage. Aussi, ces informations sont-elles mises à la disposition de la presse et de l’opinion pour éviter toute violation du secret de l’instruction et préserver les chances de boucler de manière exhaustive les investigations qui se poursuivent», explique la Dircom.
En tout cas, la présence de Idrissa Sow à Méréto avait suscité des appréhensions des habitants. Considéré comme le cerveau de la bande, il est connu des fichiers de la gendarmerie à cause de ses nombreux arrestations et placements sous mandat de dépôt. Cette piste sera privilégiée et permettra de l’arrêter ainsi que six autres personnes impliquées dans le braquage de la Poste-finances de Koumpentoum. Où ils ont été acheminés sous haute surveillance et placés en garde à vue. «Sow est un braqueur», soufflaient les populations qui semblent bien le connaitre. Lesquelles ont fêté leur arrestation en acclamant les gendarmes, qui ont réussi à arrêter ces malfrats, qui n’ont tenu que 7 jours. «C’est un gros travail mené de main de maître qui a abouti à ce résultat», se félicite Amath Minthé qui a initié cette procession pour magnifier le job des gendarmes.

Chasse à l’homme
Ces arrestations surviennent au lendemain de la sortie du chef de l’Etat, qui demandait la mise en place d’un plan de riposte contre le grand banditisme. En Conseil des ministres, le Président était longuement revenu sur le meurtre du commandant Tamsir Sané. Il avait demandé le «renforcement de la sécurisation globale et durable du territoire national» en pressant les ministres des Forces armées et de l’Intérieur «de prendre des dispositions afin de retrouver, dans les meilleurs délais, les malfaiteurs et criminels qui seront punis conformément à la loi». Il leur suggère de développer une stratégie spécifique de lutte «contre le grand banditisme» dans les centres urbains et périurbains, et ce après avoir demandé aux «forces de défense et de sécurité d’œuvrer en synergie avec les populations pour une maitrise du renseignement territorial et une efficacité soutenue des actions de sécurisation». Sans oublier l’implication de l’Administration territoriale, qui devra tenir «une réunion de concertation sur le pilotage, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des actions de sécurisation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national».

7 jours de traque
Il faut rappeler qu’un groupe de malfaiteurs avait tué la semaine dernière le commandant de la Brigade de gendarmerie de Koumpentoum. En cette nuit du jeudi, l’officier de Police judiciaire avait tenté de neutraliser une bande de malfrats, armés de fusils d’assaut et qui ont pris d’assaut le bureau de Poste de la ville. Saisis, Tamsir Sané et ses hommes ont tenté de repousser l’attaque. Mais ils se retrouveront en face de délinquants aussi déterminés qu’habiles dans l’exercice de tirs. Dans les échanges, ils réussiront à l’atteindre mortellement. Il a été atteint à la tête avant de rendre l’âme sur le coup et d’être acheminé à l’Hôpital régional de Tambacounda. Tamsir Sané, enterré lundi au cimetière de Yoff, est parti en respectant jusqu’au bout la devise de son corps : «Dans l’honneur au service de la loi.»

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