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Mgr Benjamin Ndiaye.

«Le Christ Jésus, crucifié sous Ponce Pilate, est mort enseveli et est ressuscité d’entre les morts.» Telle est l’annonce centrale de la foi chrétienne célébrée en ce jour de Pâques. Selon monseigneur Benjamin Ndiaye, «c’est l’annonce essentielle sans laquelle notre foi serait purement illusoire». Et comme l’a enseigné l’apôtre Paul, en écrivant aux Corinthiens dans un contexte culturel Grec peu favorable à une telle confession, «s’il n’y a pas de résurrection des morts, Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est vide. Vide aussi notre foi», prêche l’archevêque de Dakar. En soutenant une telle thèse selon Saint Paul, dit l’évêque, «nous sommes de faux témoins de Dieu, car nous aurons porté un contre-témoignage en affirmant que Dieu a ressuscité le Christ, alors qu’il ne l’a pas ressuscité, s’il est vrai que les morts ne ressuscitent pas». Mais Saint Paul, ajoute l’archevêque, dit que «le Christ est ressuscité, prémices de ceux qui sont morts». «Et comme tous meurent en Adam, en Christ tous recevrons la vie», poursuit le prélat dans son homélie pascale.
Monseigneur Benjamin Ndiaye suggère ainsi aux fidèles chrétiens, venus célébrer la résurrection du Christ, de faire à ce que le terme «alléluia», chanté la nuit de Pâques, «devienne comme notre cri de ralliement pour annoncer aux hommes d’aujourd’hui que Jésus Christ est Seigneur», car comme l’affirme encore l’apôtre Paul, «si de ta bouche tu confesses que Jésus est seigneur et si dans ton cœur tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé (Rm 10,9)». Et selon l’archevêque qui cite la lettre aux Philippines, chapitre 2, 9-11, «Jésus Christ qui s’est abaissé jusqu’à la mort sur une croix, Dieu l’a souverainement élevé et lui a conféré le nom qui est au-dessus de tout nom afin qu’au nom de Jésus, tout genou fléchisse dans les ciels, sur la terre et sous la terre, et que toute langue proclame que Jésus est le Seigneur a la gloire de Dieu le Père». Confesser que Jésus est Seigneur, c’est confesser qu’il est ressuscité, dit-il, en priant pour que «la lumière du Christ ressuscité dans la gloire dissipe de notre cœur et de notre esprit afin que nous puissions vivre l’expérience des disciples de Emmaüs, écouter la parole du Seigneur et nous nourrir du pain eucharistique pour permettre à notre cœur de redevenir brûlant de foi, d’espérance et de charité».
justin@lequotidien.sn

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