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Afin de diversifier les sources de financement des jeunes, des femmes et de Micro petites et moyennes entreprises (Mpme) surtout en milieu rural, l’Etat du Sénégal, en collaboration avec la Banque islamique de développement (Bid), a mis sur les fonts baptismaux le Programme national de développement de la microfinance islamique au Sénégal (Promise). D’un coût total estimé à 47 milliards de francs Cfa, ce programme sera étalé sur cinq ans. Il vise à créer au Sénégal une industrie de la microfinance islamique durable véritable, levier de croissance à destination des différents acteurs économiques. Si l’on en croit son Coordonnateur national, le Promise compte, d’ici 2022, faire accéder au financement 50 000 Mpme, créer 25 000 nouveaux emplois avec 35% de femmes et 25% de jeunes qui bénéficient de l’apport de la microfinance islamique. Pour Yaye Fatou Diagne, qui présidait un Comité régional de développement (Crd) à Ziguinchor, il s’agira d’accompagner la mise en place d’un cadre juridique favorable à la microfinance islamique, de renforcer les capacités des institutions de microfinance participantes et des bénéficiaires ciblés, d’améliorer la qualité de l’offre de services financiers islamiques et de développer des canaux de distribution de façon pérenne pour satisfaire une demande nationale, de renforcer la structuration de la demande de microfinancements islamiques. L’atteinte de ces objectifs nécessite, selon elle, une large participation de la population sénégalaise en général et en particulier des autorités administratives et acteurs locaux. C’est tout le sens de cette tournée nationale qui a mobilisé les autorités administratives, politiques, les associations de jeunes, de femmes et les acteurs et partenaires au développement. Une rencontre dont l’objectif est de sensibiliser les principaux acteurs de développement sur la microfinance islamique et sur les stratégies de mise en œuvre du programme sur l’étendue du territoire. L’autre aspect justificatif de cette caravane nationale, qui sera conduite dans toutes les régions du Sénégal (Ziguinchor étant la 1ère étape), trouve son fondement, de l’avis du coordonnateur, dans la démarche que son institution a adoptée dans ce programme. Il s’agira, selon Yaye Fatou Diagne, d’accompagner les Sfd à mettre en place les canaux de distribution d’une part, d’autre part de former les futurs bénéficiaires et enfin de mettre en place les financements adaptés.
Avant tout cela, Mme Diagne et son équipe se sont attelées à expliquer les missions et les stratégies d’intervention du Promise, à présenter les principes de base de la microfinance islamique, a identifier avec les acteurs les secteurs d’activités éligibles en chaine de valeur pouvant bénéficier de ce mode de financement, à échanger avec les potentiels bénéficiaires (individuels, groupes, Pme, etc.).

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