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(Envoyée spéciale à Saint-Louis) – Comment est née l’idée de réaliser ce documentaire Un cas suspect sur ébola?
Ce film est né de l’appel à projet Devreporter Network avec le soutien de l’Union européenne et de l’Association française Aide Medicale et Développement, basée à Grenoble (France). C’est donc suite à cet appel à projet pour inciter les journalistes et les communicants à se rapprocher des Ong et à proposer des reportages, qu’on est venu, Jeremy Lamouroux et moi, en juin-juillet 2015 au Sénégal. J’avais déjà différentes expériences au Sénégal depuis 16 ans, aussi bien dans la coopération que le journalisme et les médias. J’ai beaucoup couvert les événements de santé au journal Le Quotidien. Du coup, je me suis retrouvée dans ce projet où on a proposé de réaliser un reportage au dispensaire Saint Martin de Reubeuss. Pour les 50 ans de ce dispensaire en 2005, j’avais en effet réalisé pour le compte du journal Le Quotidien, un portrait de la directrice, la sœur Madeleine Ndour. Donc Jeremy Lamouroux et moi avons proposé de réaliser un reportage, sur elle et Antiou Mendy. C’était durant la période où on parlait beaucoup d’Ebola dans la sous-région. Donc un jour, alors qu’on était en plein tournage au dispensaire, une situation inattendue s’est posée au poste : l’arrivé d’un cas suspect d’Ebola. Ceci a fait qu’on a réorienté notre intention de départ, notre façon de filmer au quotidien. On s’est alors intéressé à Ebola et on a tourné le film entre juin, juillet 2015 en pleine épidémie d’Ebola.

Premier documentaire et première participation au festival du film documentaire de Saint-Louis. Comment vous trouvez ce festival ?
Oui ! C’est mon premier documentaire. Mais j’ai fait en dehors de Un cas suspect, deux mini court-métrages, dans un cadre culturel et éducatif. J’en suis ravi parce que j’ai une longue expérience au Sénégal pour avoir travaillé dans les médias. C’est très touchant de revenir ici. J’ai fait énormément de terrain pour le journal Quotidien. C’était dans la suite logique de ce que j’ai pu couvrir pour le cinquantenaire du dispensaire pour le compte du journal Le Quotidien en 2005. Mon article sur la sœur Madeleine, c’est le seul portrait écrit que j’ai réalisé au Sénégal et j’ai toujours eu à l’idée de réaliser un support audiovisuel autour de ce personnage assez fort. Je suis contente que ce vœu soit enfin une réalité et contente également que ce film soit sélectionné ici au festival de film documentaire de Saint-Louis.

Votre film Un cas suspect est en compétition dans la section court-métrage. Vous vous attendez à quel prix?
Je n’attends pas forcement de prix. C’est touchant et c’est déjà une satisfaction personnelle que notre documentaire soit projeté pour la 1ère fois au Sénégal et qu’il soit sélectionné au Festival de film documentaire de Saint-Louis. Je connais ce festival. Je suis venue un nombre de fois incalculables à Saint-Louis. Et si ce film est primé ce serait super, mais on n’en fait pas une fin en soi.

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