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Faites-nous le bilan de la participation de la délégation culturelle sénégalaise aux 8ème Jeux de la Francophonie…
On peut tirer un bilan satisfaisant dans la mesure où le Sénégal n’avait jamais obtenu de médaille aux Jeux de la Fran­cophonie en culture. Cette année, on a eu 3 médailles dont 2 en argent et une en bronze. Je pense qu’on ne doit pas faire la fine bouche. On aurait pu espérer plus, mais je crois que les jeunes artistes se sont vraiment donné à fond. Ils ont eu une préparation très intense. Tout cela est le résultat du travail et de leur propre talent. En plus des moyens qui nous ont été donnés par le ministère, il y a eu le travail de l’encadrement artistique, mais aussi de toute la délégation. Il y a une communion d’ensemble. Il y avait la joie dans la délégation et cette communion des cœurs, je pense que c’est ça qui nous a amenés ces 3 médailles.

Pour les compétitions à venir, allez-vous reconduire le même procédé qui nous a valu 3 médailles ?
Je ne peux pas parler au nom des autres types de compétition. Toutes les compétitions sont différentes. Les Jeux de la Francophonie sont très particuliers parce qu’ils regroupent des Etats. Ce n’est pas un festival, mais ce sont des Etats qui sont en compétition entre eux ; d’où la difficulté d’avoir des distinctions au plan de la culture. Comme le disait le présentateur pour le sport, il y a moins de problèmes. C’est celui qui court le plus vite qui gagne. Par contre en culture, il y a beaucoup de critères qui entrent en jeu. En tout cas, ils sont difficilement évalués. Le dispositif d’organisation qu’on a mis en place est assez rationnel et très inclusif puisqu’on a associé aussi bien le ministère, les acteurs culturels que les encadreurs techniques. Les gens se sont sentis dans le projet. Ces efforts d’ensemble ont certainement donné ces résultats. On est relativement satisfait parce qu’on n’est jamais satisfait à 100%. Mais par rapport à ce qu’on a vu dans le passé, on peut considérer que c’est satisfaisant.

Peut-on connaître le coût de ce dispositif ?
Il est difficile de l’estimer. Je suis très mal à l’aise pour parler des finances parce que le processus d’organisation a commencé en février 2015, cela ne date pas de maintenant. C’est un long processus et à chaque étape il y a un coût financier. Il est peut-être tôt de tout évaluer, mais comme tout projet, il y a bien sûr un coût qui n’est pas excessif. Il est très tôt de parler d’évaluation aussi bien sur le plan technique qu’artistique et financier, mais évidemment, à tête reposée, on fera l’évaluation.

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