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Le Président français Emmanuel Macron a exprimé mardi, lors d’une visite à Calais, sa confiance «sans faille» aux Forces de l’ordre mises en cause par des associations de défense des migrants, fustigeant des «mensonges», et a appelé les militants associatifs à la responsabilité. «Aucun manquement à la déontologie ne sera toléré» et «si manquement il y a, des sanctions seront prises», a assuré le président de la République lors d’une prise de parole devant les Forces de l’ordre à Calais où il est en déplacement ce mardi.
Emmanuel Macron a aussi annoncé qu’une «prime exceptionnelle de résultat» sera attribuée en 2018 pour les Forces de l’ordre affectées dans le Calais et appelé «toutes les associations à la responsabilité» dans leur action vis-à-vis des migrants. Il a en outre proposé que l’Etat prenne en charge la distribution des repas aux migrants. Ce qui était assuré avant par les associations. «Nous allons le prendre à notre charge, de manière organisée, avec des points mobiles sans tolérer aucune installation de campement illicite», rapporte notre envoyée spéciale Valérie Gas.
Emmanuel Macron, qui a visité un centre de migrants à Croisilles, a vivement encouragé «les Forces de l’ordre», mais également les «services de l’Etat» dans leur travail. «Je veux d’abord vous exprimer mes remerciements et la reconnaissance de nos concitoyens pour le travail que vous effectuez, jour après jour. Travail remarquable, mais peu connu. Parfois décrié. Souvent caricaturé. Les approximations sur votre action à Calais, parfois les mensonges, souvent les manipulations ne visent au final qu’un seul but : mettre à mal la politique mise en œuvre par le gouvernement.»

Calais, c’est bien fini…
Le Président français a réaffirmé sa détermination de ne plus voir Calais (re)devenir un point de passage pour le Royaume-Uni et a appelé les associations à la responsabilité. «Calais n’est pas une porte d’entrée dérobée vers l’Angleterre. En aucun cas nous ne laisserons ici se constituer ou se développer des filières illégales, en aucun cas nous ne laisserons ici se reconstituer une jungle ou une occupation illégale du territoire». «C’est compliqué d’entendre que nous ne sommes pas en responsabilité, a déclaré à Rfi Françoise Sivignon, la présidente de Médecins du Monde. Nous sommes en responsabilité. Je pense que de la même façon que Emmanuel Macron a parlé d’un code déontologie des forces de police, qu’évidemment on respecte ô combien, on a aussi, en particulier les soignants, un très fort code de déontologie, une très forte éthique vis-à-vis de ces populations. Donc je pense que nous sommes des gens responsables.»
Le président de l’Association L’Auberge des migrants, Christian Salomé, salue quant à lui l’annonce du Président français concernant la prise en charge par l’Etat de la distribution des repas. «Nous distribuons actuellement 2 000 repas par jour à Calais, donc ce sera pour nous une baisse de charge importante», indique-t-il. «Ce qui nous étonne, c’est de se préoccuper des repas et en même temps d’interdire aux gens d’avoir un endroit pour dormir, même de se reposer, même de s’abriter des intempéries. Il y a une certaine incohérence que nous ne comprenons pas pour l’instant. Mais peut-être qu’il y aura une avancée dans ce domaine», espère Christian Salomé.
Rfi

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