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Aminata Touré est convaincue que la question d’un troisième mandat de Macky Sall est «derrière nous» parce que le Président lui-même «l’a affirmé à de nombreuses reprises qu’il effectuerait son second et dernier mandat». L’ex-présidente du Cese participait à la conférence virtuelle du Ndi sur la limitation des mandats.

On ne l’a plus entendue depuis son départ du Conseil économique, social et environnemental (Cese). Aminata Touré s’est signalée à la conférence virtuelle du National democratic institute (Ndi) du 15 au 17 décembre sur le thème : la limitation des mandats. Un sujet de forte actualité et l’ancienne occupante de station primatorale a axé son intervention sur le cas du Sénégal suite aux choix constitutionnels effectués lors du référendum du 20 mars 2016. «A cette occasion, le Sénégal a modifié sa Constitution limitant les mandats présidentiels à 2 consécutifs, et précisant en son article premier : «La durée du mandat du président de la République est de cinq ans. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs»», a-t-elle rappelé. Et précisément, alors que le débat sur une éventuelle troisième candidature du Président Sall est de plus en plus agité, son ancienne Envoyée spéciale a réitéré sa position sur la question. «Le Président Macky Sall réélu le 24 février 2019 a affirmé à de nombreuses reprises qu’il effectuerait son second et dernier mandat, notamment le 31 décembre 2018. Donc, au Sénégal, la question est derrière nous comme je l’ai déjà dit à diverses occasions», a-t-elle souligné.
Dans un contexte où le virus du 3ème mandat a touché certains pays comme, récemment en Afrique de l’Ouest, la Côte d’ivoire et la Guinée, Mimi Touré souligne, tout de même, que dans la même région, «les exemples récents du Niger, de la Mauritanie, du Liberia, de la Sierra-Leone, du Cap-Vert, parmi d’autres cas, sont à saluer». Selon elle, depuis 1990, 21 leaders ont «sagement quitté le pouvoir dans 14 pays africains grâce à la disposition de la limitation des mandats». Ce qui prouve, ajoute-t-elle, «qu’il peut y avoir une vie paisible après la Présidence». Madame Touré est convaincue que la limitation des mandats est un «moyen important de faciliter l’alternance au pouvoir sur le continent» et que «son respect est aussi, de nos jours, un moyen de quitter le pouvoir avec les honneurs».
Mimi Touré constate que dans les pays où les «principes du constitutionnalisme sont respectés», les dirigeants «se sentent davantage motivés à produire des résultats pour laisser un héritage positif à leur successeur ou/et pour entrer dans l’Histoire avec grand H de leur pays». Mais, en définitive, admet-elle, «ce sont les citoyens qui sont les acteurs majeurs du changement ou du statu quo».

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