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Mme Aminata Touré, présidente du Cese.

Aminata Touré n’a pas été tendre avec Khalifa Sall et Abdoul Mbaye. Sur sa page Facebook, elle estime de façon générale qu’«il est grand temps que les politiciens arrêtent de crier au complot politique à chaque fois qu’ils pillent nos deniers publics et violent les lois du pays». Pour le cas du maire de Dakar, l’Envoyée spéciale du chef de l’Etat dit : «Le mis en cause, Khalifa Sall, pour ne pas le nommer, n’a pas su édifier les auditeurs de l’Inspection générale d’Etat sur l’utilisation de 1,800 milliard, et devant le juge, il n’a pas non plus choisi de rembourser le montant de la somme incriminée. Aussi, conformément aux dispositions du Code de procédure pénale, le juge l’a placé sous mandat de dépôt.» Mme Touré estime que 1,800 milliard, la somme reprochée à Khalifa Sall, «permettent de construire 15 postes de santé pour nos populations». Et d’ajouter : «Combien de vies peuvent être sauvées par 15 postes de santé ? Au-delà des cris d’orfraie des partisans de Khalifa Sall et affiliés de l’opposition, voilà concrètement ce que coûte la corruption au pays et aux populations.»
S’agissant de son prédécesseur à la Primature, elle se veut clair : «Il en est d’ailleurs de même pour la falsification de documents d’état-civil, délit pour lequel est poursuivi Abdou Mbaye suite à la saisine du procureur par feue la présidente du Tribunal départemental de Dakar, instruisant en son temps le dossier de divorce de l’ancien Premier ministre.» Mimi Touré, qui renvoie aux cas de Fillon en France, Park en Corée du Sud et Dilma Rousseff au Brésil, souligne que «l’obligation de rendre compte s’impose désormais à tous les gestionnaires de deniers publics, compte non tenu de leur notoriété, leur appartenance politique ou leurs connexions influentes». Un «principe valable pour ceux qui ont géré hier, pour ceux qui gèrent aujourd’hui et pour ceux qui géreront demain», rappelle-t-elle.

hamath@lequotidien.sn

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