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La Société sénégalaise des phosphates de Thiès a fêté mardi dernier ses 70 ans d’existence. Cette entreprise minière exporte 98% de sa production en Europe et veut gagner du terrain au Sénégal.

Les 70 ans d’existence de la Société sénégalaise des phosphates de Thiès (Sspt) ont été célébrés mardi dernier à la Résidence de l’ambassade d’Espagne au Sénégal. Ce fut un moment de communion entre différentes personnalités et cadres qui ont eu à faire leurs premiers pas dans cette boîte qui est une des premières sociétés minières du Sénégal.
«C’est une société extravertie puisque 98% de sa production est exportée en Europe. Elle produit de l’engrais, des aliments de bétail», a expliqué Baïdy Fall, directeur financier des phosphates de Thiès à la retraite depuis trois mois.
La société souffre cependant des effets du Port autonome de Dakar. «On a des difficultés énormes sur la gestion du port et surtout au niveau de nos bateaux», a déploré M. Fall.
L’entreprise veut aujourd’hui diversifier sa production et faire des recherches pour trouver d’autres sites, vu qu’il n’y a plus de carrières de phosphates à Thiès. «Notre principal problème, c’est de transformer le produit ici au Sénégal et non de le transporter, le traiter en Europe et ensuite d’amener une partie au Sénégal, car l’attapulgite en gros c’est pour des litières de chat, alors que très peu de gens élèvent des chats dans leur maison au Sénégal», note-t-il.
Pour Milène Laréa, présidente du groupe Tolsa et de la Sspt, la politique minière du Sénégal change trop. «Elle change trop souvent, mais on travaille avec la législation de chaque pays et on n’a pas de problème avec la législation sénégalaise», a confié Mme Laréa.
Présente à la cérémonie, la ministre des Mines et de la géologie a réitéré l’engagement de l’Etat à accompagner l’entreprise dans le cadre de ses partenariats mutuellement avantageux, garantissant la sécurité des investissements d’une part, et d’autre part en offrant des retombées économiques et sociales conséquentes pour l’Etat et les populations. Aïssatou Sophie Gladima a magnifié l’accompagnement de la Sspt dans l’éveil scientifique des jeunes qui n’ont pas la culture scientifique à travers des activités de terrain. «Ce n’est pas évident que toutes ces sociétés acceptent des jeunes et les laissent dans l’enceinte de leur usine s’amuser avec la nature, car c’est cela le premier éveil, le contact avec la nature. Et donc la Sspt comme certaines sociétés l’ont compris», a salué Mme Gladima. La ministre appelle toutes les sociétés à accompagner l’Etat par rapport à cet éveil de jeunes et à la culture scientifique.
ksonko@lequotidien.sn

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