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Il est vraiment étonnant d’entendre les avocats de Karim Wade dire que le verdict rendu hier par la Cour de justice de la Cedeao ne présente pas d’intérêt pour leur client. Qu’étaient alors allés chercher en groupe, les avocats Me Demba Ciré Bathily, Me Seydou Diagne et Me Ciré Clédor Ly, à Abuja pour assister à une audience de délibéré qui ne présenterait aucun intérêt pour eux ou leur client ? D’ailleurs se demanderait-on s’ils sont bien en phase avec leurs mandants car on peut rappeler que Me Abdoulaye Wade, le 21 février 2019, à quelques jours de l’élection présidentielle sénégalaise, disait préconiser le boycott de l’élection présidentielle et prenait date pour le délibéré du verdict de la Cour de la Cedeao qu’il disait «attendre sereinement et en toute confiance». Abdoulaye Wade estimait que son fils Karim Wade avait été injustement et illégalement écarté de la course à l’élection présidentielle du 24 février 2019. Nous dire aujourd’hui que ce verdict ne «présente pas d’intérêt pour lui ou pour son fils»… Pourquoi diantre s’échiner pendant de longs mois à courir après une décision de la Cour de Justice de la Cedeao ? A la vérité, après un feuilleton judiciaire au Sénégal et à l’étranger, le verdict rendu par la Cour de Justice de la Cedeao, le déboutant de toutes ses demandes, constitue un grand camouflet pour Karim Wade. Il demandait que son nom soit réintroduit sur la liste des électeurs sénégalais. L’Etat du Sénégal avait refusé à Karim Wade de l’inscrire dans le fichier électoral, en excipant de sa condamnation par la justice à une peine d’emprisonnement de six ans ferme. Par sa décision rendue le 4 mars 2019, la Cour de la justice de la Cedeao vient de lui répondre qu’en refusant d’inscrire son nom dans le fichier électoral, l’Etat du Sénégal n’a commis aucune violation des droits civils et politiques de Karim Wade et que le Sénégal ne se trouverait nullement en disharmonie avec les règles, pratiques et standards internationaux en la matière. Ainsi, Karim Wade qui a abattu sa dernière carte constate définitivement qu’il ne saurait plus être électeur et éligible au Sénégal. Résultat des courses ? Il ne pourra se présenter à aucune élection nationale au Sénégal. Cela sonne le glas de sa carrière politique, à moins qu’une loi d’amnistie ne soit votée en sa faveur. Ce serait une autre histoire.

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