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La Cité du Rail a été la première étape d’une tournée nationale d’information du Président du Conseil d’administration (Pca) de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) sur les nouvelles mesures prises par son institution pour améliorer les conditions de vie des retraités. Mamadou Racine Sy en a profité pour annoncer sa volonté de faire en sorte que les travailleurs, au Sénégal, ne nourrissent plus de crainte d’aller jouir de leurs droits à la retraite.

«Maintenant qu’on parle de Sénégal émergent, je pense qu’on peut également parler de retraités émergents. Il faut qu’on arrive à un point au Sénégal où partir à la retraite ne sera pas synonyme de plongeon dans la pauvreté, la précarité et l’incertitude. Il faut que l’on arrive au Sénégal au point où les gens auront envie d’aller à la retraite parce qu’ils seront dans des conditions telles qu’ils pourront vivre dans la dignité sans tendre la main et jouir paisiblement de leur retraite», a déclaré Mamadou Racine Sy, Président du Conseil d’administration (Pca) de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres). C’était en marge d’une rencontre avec les retraités de la région de Thiès, sur la pension minimale et l’augmentation de 5% sur l’ensemble des pensions avec effet rétroactif au 1er janvier 2018. Des mesures prises par le Conseil d’administration de l’Ipres pour améliorer les conditions de vie des retraités affiliés à son institution. D’une enveloppe de 5,5 milliards de F Cfa, le paiement des rappels, selon Mamadou Racine Sy, démarrera à partir du 15 octobre prochain. Il estime que les mesures impacteront entre 300 mille et 500 mille personnes y compris celles qui dépendent des retraités. Il rappelle que «lors de la conférence sociale tenue en 2017, le chef de l’Etat, dans son souci de venir en aide aux couches les plus défavorisées de la population, d’alléger les charges des personnes du troisième âge, avait décidé la mise en place à partir de janvier 2018 d’une pension minimale». Une innovation majeure dans le système de retraite au Sénégal, selon le Pca de l’Ipres, qui explique : «Il existait un système de points où les gens étaient payés en fonction de la durée de leurs cotisations. Ce qui faisait qu’on pouvait voir à l’Ipres des pensions de 5 000, de 6 000, de 10 000 ou de 15 000 F Cfa. Ce qui était véritablement un problème au plan social.» Il ajoute que cette pension minimale sera mise en place avec l’aide de l’Etat. L’Ipres préfinance et l’Etat viendra jouer sa partition à partir de 2019. «C’est une mesure qui réduit la fracture sociale. C’est également un moyen de lutter contre la précarité pour les personnes du troisième âge parce que, nul n’ignore que ce sont les retraités qui tiennent encore les familles, qui assurent les dépenses de la famille parce que tout le monde ne travaille pas.» Mieux, poursuit le Pca l’Ipres, «nous avons également corrélé cette pension minimale à une augmentation de 5% sur l’ensemble des pensions, aussi bien sur les ayants droit directs, que sur les veuves et orphelins». Pour dire, selon lui, «en matière de social, on fait des efforts, mais on ne cessera jamais d’en faire. Il faut noter pour s’en féliciter que durant ces quatre dernières années, l’lpres a augmenté, si on y rajoute les 5%, les pensions à plus de 50%. Ce qui est une avancée significative». Rappelant que le Sénégal est le seul pays membre de la Sipres qui prend en charge la santé du retraité et de sa famille. Ce qui coûte chaque année plus de 4 milliards de F Cfa à l’institution. Mamadou Racine Sy a aussi relevé que beaucoup d’efforts ont été consentis depuis l’arrivée du Président Macky Sall à la tête du pays. «Il faut savoir que nous sommes venus de loin. Au cours de ces 10 dernières années, nous sommes passés du trimestre, au bimestre. Et ensuite du bimestre à la mensualisation. Main­tenant, nous sommes à la pension minimale. On peut parler véritablement d’une véritable révolution dans le système de retraite au Sénégal. Et il a fallu même modifier les statuts de l’institution. Et avec toutes les mesures qui viennent d’être prises, à savoir la pension minimale, il n’y aura plus de pensions de retraite inférieures à 35 000 F Cfa au Sénégal. C’est terminé. L’ère des pensions à 5000 ou 6000 F Cfa est terminée. Et ce sera avec effet rétroactif au 1er janvier 2018 aussi bien pour la pension minimale que pour l’augmentation générale de 5%/» Il fera remarquer que la mise en œuvre de ces décisions «n’ont pas été faciles» parce que «coûteuses». Mais dira-t-il, «il le fallait pour mettre les retraités du Sénégal dans de meilleures conditions d’existence et également de dignité pour qu’ils puissent jouir paisiblement de leur retraite après avoir consacré tant d’années pour le Sénégal. Donc, c’est une sorte de gratitude et de reconnaissance que nous avons vis-à-vis de nos retraités».
nfniang@lequotidien.sn

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