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Face à la presse hier, les responsables des auto-écoles de la région de Thiès se sont prononcés sur les accusations portées sur eux par les transporteurs. Ces derniers leur reprochent de délivrer des permis de complaisance, qui expliqueraient certaines dérives sur la route. «Faux», selon le président de l’Amicale régionale des auto-écoles. Pour Babacar Bâ, les transporteurs sont en train de politiser une affaire très sérieuse en pointant un doigt accusateur sur les auto-écoles. «C’est eux-mêmes qui recrutent des chauffeurs sans aucune formation en code de la route. Ils transforment, en un temps record, des apprentis -chauffeurs en chauffeurs titulaires. Et c’est ce qui explique souvent les chocs mortels au niveau de la circulation», a laissé entendre M. Bâ. Se prononçant, par ailleurs, sur les dix mesures prises par le ministère des Transports terrestres et du désenclavement, pour lutter contre la récurrence des accidents de la circulation, les responsables des auto-écoles relèvent les incohérences des autorités. «Ces mesures comportent des incohérences notoires», avance le  président de l’Amicale des auto-écoles de la région de Thiès, qui explique que «la première incohérence, c’est le fait d’avoir écarté les auto-écoles de la réflexion alors qu’elles font partie des principaux acteurs». Concernant  l’âge minimum requis pour l’obtention du permis de conduire, l’amicale estime que les dispositions annoncées pour ce point ne reflètent pas la réalité du terrain. «Il y a des incohérences surtout concertant le permis D qui sera délivré aux conducteurs du transport urbain et à ceux de l’inter urbain», a laissé entendre le porte-parole de l’amicale, Beydi Ndiaye. Sur ce point, il estime que le manquement majeur reste la difficulté à déterminer avec ce permis D, quel chauffeur est destiné au transport urbain ou inter urbain.
nfniang@lequotidien.sn

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