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Le Forum Africa Oil and Power, qui s’est tenu au Cap en Afrique du Sud du 9 au 11 octobre, a été l’occasion pour la Société africaine de raffinage (Sar) de signer un contrat majeur pour la mise à niveau de ses installations et l’augmentation de ses capacités. Dans un contexte où le Sénégal produira son premier baril de pétrole et livrera son premier gaz d’ici deux à trois années, la Sar existant depuis 1962, compte avoir un rôle majeur dans le secteur des hydrocarbures. C’est à cet effet qu’elle a signé en présence du ministre sénégalais de l’Energie et du Pétrole, Monsieur Mouha­ma­dou Makhtar Cissé, un contrat avec la société Techni­p­FMC, ayant une grande expérience et expertise dans le raffinage. Le contrat rentre dans le cadre de la stratégie de la première des raffineries installées en Afrique de l’Ouest, compte tenu du statut de pays producteur d’hydrocarbures qu’aura le Sénégal dans un court horizon.
Le projet de modernisation de la Sar vise deux objectifs majeurs, d’une part l’adaptation des installations et équipements de la Sar pour être en mesure de traiter le pétrole brut des côtes sénégalaises. D’autre part, la réduction des importations de produits pétroliers raffinés. A travers la mise à niveau de sa raffinerie, la Sar compte offrir sur le marché sénégalais et sous régional des produits pétroliers adéquats tout en réduisant les importations coûteuses de ces produits sur l’économie sénégalaise.
«Le contrat s’intègre dans un projet de modernisation de la raffinerie, Sar 2.0, qui lui permettra de tenir le rôle prépondérant qui sera le sien dans l’exploitation de ressources exclusivement sénégalaises, à travers, notamment, une augmentation de la production à 3,5MMt/an à horizon 2025», indique le communiqué de la Sar publié après la signature du contrat avec TechnipFMC.
Une prise de conscience de la nécessité d’une raffinerie aux standards internationaux pour absorber d’importants volumes justifie ainsi la stratégie de la Sar de moderniser ses équipements et installations. La production actuelle tournant autour de 1,2 à 1,3 million de tonnes par an, le programme de modernisation permettra dans un premier temps d’être à 1,6 à 1,8 million de tonnes l’année. Les volumes suivront au fur et à mesure que du brut sénégalais sera tiré des fonds marins.
Le Directeur général de la Sar, Monsieur Serigne Mboup, dans un panel où il est intervenu sur l’avenir du raffinage et du commerce des hydrocarbures en Afrique lors du Forum Africa Oil and Power, a soutenu qu’il faut pour le continent une standardisation des produits fournis pour les mettre aux normes, l’existence d’un marché sous régional fort et l’harmonisation du cadre légal. L’avenir de la Sar est à voir sous ce prisme avec une offre de produits pétroliers domestiques conséquente, une diversification des usages du gaz naturel pour toucher l’agriculture entre autres secteurs, une promotion durable de la pétrochimie et une volonté d’avoir des parts de marché dans la sous région ouest-africaine et à l’international.
La Sar et TechnipFMC se sont engagés à la signature du contrat d’implémenter plusieurs actions à destination des communautés dans la santé, l’éducation et la promotion des femmes considérant que les populations doivent être impliquées du mieux aux projets qui auront un impact sur l’amélioration de leur quotidien.

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