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Le Syndicat autonome des travailleurs de la Sénégalaise des eaux (Sat-Sde) déplore le manque de consensus dans les négociations pour le choix d’un nouvel opérateur de l’hydraulique urbaine. Il prévoit une Assemblée générale et annonce que l’Etat sera responsable de toute perturbation née de cette situation.

Le Syndicat autonome de la Sénégalaise des eaux (Sat-Sde) s’indigne de la démarche «solitaire» du gouvernement, qui a lancé un appel d’offres international pour le choix d’un nouvel opérateur pour la gestion de l’hydraulique urbaine au Sénégal «sans concertation avec nous» durant le processus. «Nous marquons notre étonnement de voir que le ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement, maître d’œuvre du processus, n’ait entrepris aucune séance d’information en notre endroit», peste Elimane Diouf, Secrétaire général du Sat-Sde. Lequel informe que malgré cette situation, le cadre a tenu à saisir le ministre avec ampliation au Premier ministre par une demande d’audience le 24 juillet. «Et à ce jour aucune réaction n’est notée du côté des autorités», avance M. Diouf, qui a, en outre, rappelé les dispositions de la réforme de 1996. «La réforme de 1996 avait attribué au personnel, 5% de part dans le capital de la Sde, et ainsi les travailleurs sont actionnaires au même titre que l’Etat et certains privés nationaux», dit-il. Il ajoute qu’à ce titre, les syndicats ont toujours anticipé «en préparant un mémorandum de contribution à cette réforme qui a été retardée depuis des années avec les avenants du contrat. Ainsi, nous protestons, vivement et dénonçons cette exclusion des syndicats de la Sde par le ministère». Car, de son avis, en 1996, malgré le désaccord des travailleurs pour la privatisation, le gouvernement de l’époque avait ouvert des négociations jusqu’à la signature d’un accord avec les syndicats et centrales syndicats représentés à l’ex-Sonees. «Qu’est-ce qui se cache derrière ce processus ? Nous n’en savons rien», explique-t-il. Elimane Diouf et Cie ont annoncé à ce propos que le gouvernement sera responsable de toute perturbation née de ce processus «unilatéral de réforme après plus de 20 ans de modèle de gestion, cité en exemple de réussite partout dans le monde», dit-il lors d’une conférence de presse qui constitue, selon ces travailleurs de la Sde, le point de lancement d’un plan d’actions, qui a débuté par des séances d’échanges internes sur le mémorandum des travailleurs, la saisine des autorités et une Assemblée générale dans les jours à venir qui leur permettra de valider la suite. «Aucun moyen de lutte ne sera épargné pour que les préoccupations des travailleurs soient prises en compte dans le prochain con­trat», menace M. Diouf. Il appelle ainsi tous les travailleurs à se mobiliser dans l’unité.
mfkebe@lequotidien.sn

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