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Amadou Hott, ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, et Alexandre Pointier, directeur de l’Agence française de développement à Dakar, ont procédé hier à la signature d’une convention de financement d’un montant de 50 millions d’euros, soit environ 32,8 milliards de francs Cfa. Cet appui budgétaire sectoriel a pour finalité d’accompagner les efforts du gouvernement sénégalais dans la mise en œuvre de sa stratégie de réforme des finances publiques.

L’Agence française de développement (Afd) a décidé d’accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre des réformes budgétaires et financières en vue d’une gestion plus performante des finances publiques et d’un renforcement de la transparence budgétaire. En ce sens, le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération Amadou Hott, et le directeur de l’Afd Alexandre Pointier ont signé hier, en présence de l’ambassadeur de France au Sénégal Philippe Lalliot, une convention de financement d’un montant de 50 millions d’euros, soit environ 32,8 milliards de francs Cfa. Le but de ce prêt est de «renforcer la gouvernance financière au Sénégal, d’accompagner les efforts du gouvernement dans la mise en œuvre de sa stratégie de réforme des finances publiques, afin de lui permettre d’atteindre les objectifs déclinés dans le Plan d’actions prioritaires (Pap) 2 du Plan Sénégal émergent (Pse)».
Selon Amadou Hott, une première tranche de cette convention de crédit de 20 millions d’euros, soit 13,1 milliards de francs Cfa, sera décaissée dans les meilleurs délais.
Et une seconde tranche de 30 millions d’euros, soit environ 19,6 milliards de Cfa, sera libérée en fin 2020. Le ministre explique que «le Sénégal fait face à un double défi, à savoir la consolidation budgétaire et la création d’espaces suffisants pour financer les investissements prioritaires, ainsi que les dépenses sociales». Et pour faire face à ces défis, souligne-t-il, «le pays a commencé par la mobilisation accrue de ses recettes propres, la maîtrise des dépenses de fonctionnement et l’amélioration de la performance de la dépense publique».
Cette opération, précise le ministre, «permettra d’accompagner la mise en œuvre des réformes budgétaires de la Loi organique relative aux lois de finances, et en particulier le passage en mode budget-programme en cours depuis le 1er janvier 2020, de favoriser un accroissement de la mobilisation des recettes intérieures, notamment à travers le développement des télé-procédures et l’intensification des travaux de renseignement et de recouvrement et de renforcer la gestion des actifs, de consolider l’exhaustivité du budget de l’Etat et d’avoir une meilleure communication de l’information budgétaire au niveau du public».
En se réjouissant de cette convention, il estime que l’Etat disposera ainsi de moyens efficaces pour améliorer la réalisation des investissements publics, qu’il pourra mieux encadrer les établissements et entreprises publics et optimiser la mobilisation des recettes fiscales. Ce qui l’amène à magnifier les liens séculaires entre le Sénégal et la France.
A l’en croire, le volume des engagements de l’Afd au Sénégal s’élève à environ 888,21 milliards de francs Cfa.
Selon l’ambassadeur de France Philippe Lalliot qui s’est réjoui aussi de cette signature, le Sénégal connaît une croissance économique de 6% et ses flux macro-économiques sont aussi au beau fixe. De l’avis du diplomate, le pays fait face à l’émergence. Ce qui l’amène à penser que cette convention participera à l’amélioration de la finance publique qui est un défi du Pse et dont l’objectif est aussi d’avoir une administration moderne et performante. L’ambassadeur, selon qui la convention enrichit les relations de partenariat entre les deux pays, n’a pas manqué de manifester sa satisfaction de la mise en œuvre par le gouvernement sénégalais des actes qui rendent plus performante la gestion des finances publiques.

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