PARTAGER

Les directeurs des Agences régionales de développement (Ard) ont exposé leurs difficultés au président de la Cndt. Ils ont souligné à Djibo Kâ, entre autres, «le caractère aléatoire et précaire des ressources budgétaires des Ard, l’inexistence de sièges dédiés, le non achèvement du processus de restructuration».

Les directeurs des Agences régionales de développement (Ard) rencontrent des difficultés dans la mise en œuvre des missions qui leur ont été assignées. Ces contraintes ont pour noms «le caractère aléatoire et précaire des ressources budgétaires des Ard, l’inexistence de sièges dédiés, le non achèvement du processus de restructuration. Mais il y a aussi l’insuffisance et l’obsolescence des équipements, notamment logistiques, l’insuffisance de moyens humains en rapport avec l’organigramme et les missions». Le coordonnateur des Ard, Chérif Diagne, et ses collègues ont exposé hier leurs préoccupations au président de la Commission nationale du dialogue des territoires (Cndt) au cours d’une réunion de travail tenue à son siège. Dans une ambiance décontractée, le porte-parole du jour, Ousmane Sow, a fait savoir à Djibo Kâ que malgré ces difficultés, la structure tient tant bien que mal.
«En termes d’activités, il y a l’organisation et l’animation de sessions de formation des élus et autres acteurs locaux, l’appui à l’élaboration des dossiers de marché dans le cadre des conventions signées avec les partenaires», dit-il. Et sur le plan de l’appui au développement économique local, il est revenu sur la formation des agriculteurs et éleveurs. En effet, pour ce qui est des enjeux et perspectives, les directeurs des Ard ont mis l’accent sur certains volets. Il s’agit, entre autres, de «rendre les territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable par la mise en œuvre de politiques publiques bien articulées au cadre des priorités nationales, des infrastructures et services pour créer des zones d’attractivité et de productivité, des corrections à apporter sur les disparités et inégalités entre territoires à travers le désenclavement». Après avoir religieusement écouté ses invités, Djibo Kâ a tenu à les rassurer : «Chaque fois que vous êtes bloqués, dites-le moi. Je vais taper à la porte qu’il faut pour que ça bouge», leur a-t-il con­seillé.
msakine@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here