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Après les gouvernements sénégalais et mauritanien, c’est au tour des organisations professionnelles des deux pays de se retrouver pour accorder leurs violons. Suite à la signature de nouveaux accords de pêche entre le Sénégal et la Mauritanie le 2 juillet dernier, les acteurs mauritaniens et sénégalais se réunissent depuis hier, à Dakar, afin d’échanger sur la mise en œuvre desdits accords à travers lesquels le gouvernement de Mohamed Ould Abdel Aziz a attribué aux pêcheurs sénégalais, 400 licences et un quota annuel de 50 000 tonnes de poisson à débarquer.
Cette rencontre de deux jours permettra, d’après les initiateurs, d’anticiper sur les difficultés de mise en œuvre du protocole ; mais également, d’échanger sur les expériences réussies de part et d’autre.
En termes de cogestion par exemple, la partie mauritanienne devrait s’inspirer des expériences sénégalaises. En effet, explique Sidya Diouf, Directeur général adjoint des pêches maritimes, le Sénégal a intégré la cogestion dans sa réglementation et dans sa législation. Le gouvernement a eu à impliquer les acteurs de la pêche dans toutes les décisions en ce qui concerne la gestion des pêches, mais aussi en ce qui concerne la politique des pêches. Et cela permet de résoudre des conflits, de mettre en valeur les acteurs. «Ce sont des cadres qui permettent à l’Etat d’anticiper sur des difficultés et sur des conflits qui peuvent se poser surtout dans ce cadre des accords de pêche entre les deux pays», précise M. Diouf.
En matière de protection et de conservation, le Sénégal devrait aussi, beaucoup apprendre de la Mauritanie. Suffisant pour que Baye Ibrahima Ba, coordonnateur du Projet d’appui à la contribution effective de la Société civile à la bonne gouvernance et au développement de la pêche artisanale en Mauritanie, assure que la rencontre de Dakar constitue un rendez-vous du donner et du recevoir pour les organisations professionnelles de la pêche artisanale.
dialigue@lequotidien.sn

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