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Le Conseil de surveillance (Cs) du second Programme Millen­nium challenge account-Sénégal (Mca-Sénégal) a tenu hier, sa session inaugurale, sous la présidence de Mouhammad Boun Abdallah Dionne, ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la République, de Mme Jeanne Hauch, vice-présidente, Secrétaire générale et directrice juridique du Millen­nium challenge corporation (Mcc) et de Tulinabo Mushingi, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal. Durant cette 1ère session, les membres titulaires du Cs et leurs suppléants devraient s’imprégner davantage des «politiques, directives et procédures du Mcc qui permettront une bonne exécution du mandat qui leur est confié». En effet, le «Cs est l’organe mandaté par le gouvernement du Sénégal pour veiller au bon fonctionnement du programme Mca-Sénégal II, donner des orientations et formuler des recommandations visant à garantir la réalisation des projets conformément aux objectifs et aux directives du Mcc».
Pour rappel, le Sénégal a gagné pour la deuxième fois la confiance du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique qui l’ont déclaré éligible à un second accord de don à travers le Mcc.
Ce compact II dédié à l’énergie vient appuyer la fourniture d’une électricité de qualité et abordable pour les populations. Il porte sur un montant de 600 millions de dollars soit, 360 millions de francs Cfa, dont une subvention de 550 millions de dollars du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique et une contribution du gouvernement du Sénégal de 50 millions de dollars. «Nous connaissons tous le rôle structurant de l’énergie dans le processus de développement alors que le développement avant tout c’est l’électricité. C’est l’accès universel projeté en 2025 qui va être accéléré à travers ce compact II», a dit Mouhammad Boun Abdallah Dionne, Secrétaire général de la présidence de la République, à l’installation du Conseil de surveillance du Mcc compact Sénégal II.
Les investissements de ce compact II, qui sera mis en œuvre sur une période de cinq ans (2020-2025), seront articulés autour de trois projets. Le premier projet va moderniser et renforcer le réseau de transport de Senelec qui vise à fournir de l’électricité de qualité à partir de sources, à faible coût, disponibles afin que Senelec satisfasse la demande croissante sur le réseau interconnecté au Sénégal.
Le deuxième projet entend améliorer l’accès à l’électricité en milieu rural et périurbain qui vise à augmenter l’offre et la demande en électricité de qualité dans les zones rurales et périurbaines.
Le troisième projet consiste à améliorer le cadre légal et renforcer les capacités des acteurs du secteur. «Il vise à créer une cadre propice à l’amélioration de la viabilité financière et à la bonne gouvernance du secteur pour une fourniture de l’électricité en quantité et en qualité», apprend-t-on dans les termes de référence du Mcc.
Le Mcc est exigeant en matière de bonne gouvernance, de création de richesses et de leur distribution sur une base inclusive mais le Sénégal avait réussi avec brio la mise en œuvre de la première phase portant sur des interventions autour des projets de développement intégrés dans les zones nord et sud du pays. «Si vous continuer avec le même niveau d’engagement et le leadership, je suis convaincu que ce compact portera ses fruits», a exalté Jeanne Hauch, vice-présidente et conseillère juridique du Mcc.
Dès son entrée en vigueur, les acteurs ont un délai de cinq ans pour dérouler toutes les activités comprises dans le compact. «Il n’y a pas de possibilité d’aller au-delà de cette date butoir», avertit Mme Hauch présente au Sénégal pour échanger avec les autorités gouvernementales sur les activités de pré mise en œuvre du Compact II.

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