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Le Groupe de travail des organisations pour le suivi des objectifs de développement durable (Odd) mise sur la jeunesse pour l’atteinte des Odd. Le Congad, en partenariat avec l’Ong Saghtsavers, a organisé un atelier de renforcement des capacités des jeunes pour les outiller afin qu’ils contribuent à l’atteinte et au suivi de l’agenda 2030.

Le Groupe de travail des organisations de la Société civile pour le suivi des objectifs de développement durable (Odd) souhaite une participation active des jeunes dans la mise en œuvre et le suivi de l’agenda 2030. Mieux, la Société civile, conduite par le Congad, veut que ces jeunes s’approprient les Odd en prenant la parole et en exprimant leurs préoccupations sur cet agenda qui les concerne au premier chef. «C’est une nécessité», estime Salimata Baucoum, coordonnatrice du Groupe de travail des Osc, qui rappelle que sur les dix-sept Odd, dix traitent des questions de jeunes. Aussi, note Mme Baucoum, par ailleurs directrice de Sightsavers, les mots, jeune et enfant, sont revenus plus de 30 fois dans les Odd. A cela, il faut y ajouter le principe crucial de l’agenda 2030 qui vise à «ne laisser personne de côté», notamment les jeunes et les groupes vulnérables sur la voie du développement.
Pour toutes ces raisons, estime le Groupe de travail des Osc sur le suivi des Odd, les jeunes doivent avoir une voix. Une voix pour identifier leurs besoins et exprimer leurs points de vue sur les priorités, notamment sur les questions de l’éducation, de la santé et de l’emploi, entre autres, qui les concernent. Les organisations de la Société civile, conscientes du rôle «important» de cette cible qui, selon Fada Diop, membre du Comité de suivi des Odd au Congad, est également un acteur, tiennent avant tout à renforcer leurs capacités.
Ce qui justifie la tenue de cet atelier, soutient Amacodou Diouf, président du Congad.
Pendant deux jours, des jeunes membres de mouvements associatifs, venus des 14 régions et des terroirs vont échanger et partager avec la Société civile l’agenda 2030. L’objectif est de faciliter la compréhension de l’agenda 2030, mais aussi de leur donner les outils pour qu’ils fassent le lien entre leurs besoins, leurs priorités et ce que disent les Odd. Un plan d’actions sera élaboré à ce propos. Aussi le Congad a mis en place un cadre de concertation qui travaille sur ces questions de façon transversale, avec l’ensemble des jeunes au niveau des terroirs.
Au-delà de l’implication des jeunes dans la mise en œuvre et le suivi des Odd, la coordonnatrice trouve aussi un intérêt d’associer les jeunes pour impulser le développement. Elle soutient que cette couche, souvent oubliée, détient un pouvoir de mobilisation et d’action pour transformer le monde et le rendre meilleur. C’est pour cette raison que «je ne doute pas de leur capacité à œuvrer pour un développement inclusif», indique-t-elle.
La Société civile appelle ainsi l’Etat à saisir cette opportunité et à prendre en compte les besoins et les préoccupations des jeunes dans la définition des programmes et politiques publics. Car, pour Mme Bocoum, le rôle du groupe de travail des Osc c’est juste de faciliter le dialogue entre les jeunes et les autorités pour des actions plus concrètes en faveur des jeunes dans les domaines tels que l’éducation, la santé, l’emploi.
ndieng@lequotidien.sn

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