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C’est le premier chantier de Amadou Ba. Le président de la République lui a demandé hier en Conseil des ministres de «mettre en place de nouveaux passeports diplomatiques, en vue d’une plus grande rationalité dans leur octroi». En d’autres termes, le ministre des Affaires étrangères devra remettre de l’ordre dans cette pagaille et redonner un peu de crédibilité à ces titres de voyage.
Quand les passeports diplomatiques avaient encore de la valeur, seuls les membres du gouvernement, des institutions comme l’Assemblée nationale, le Cese, les diplomates (conseillers des affaires étrangères et chanceliers), les hauts magistrats ainsi que les fonctionnaires sé­né­galais en service dans les organisations internationales. Ce n’est plus évidemment le cas. Cette situation avait poussé certains pays européens comme l’Italie à envisager d’imposer un visa aux détenteurs de ces documents à cause de leur profil sus­pect (commerçantes, animateurs, élèves, tailleurs…). Il a fallu un veto de l’Espagne pour annuler cette mesure. Il était temps.

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