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L’arrêté du ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr, demandant aux gouverneurs de région de procéder à la réquisition des agents de santé, ne semble pas affecter les responsables syndicaux des travailleurs de la santé. Réunis en Assemblée générale, trois syndicats qui luttaient séparément ont décidé d’unir leurs forces et de créer le Cadre unitaire des syndicats de la santé pour la justice sociale (Cuss/Js). L’objectif est de faire aboutir les revendications des travailleurs du secteur.

L’arrêté du ministre de la Santé et de l’action sociale, réquisitionnant les agents de santé, ne semble pas démotiver les responsables syndicaux. Ce samedi, le Syndicat autonome des techniciens supérieurs de la santé (Satsus), le Syndicat autonome des travailleurs de la santé (Sat-Santé) et le Syndicat démocratique des travailleurs de la santé et du secteur social (Sdt-3s) ont décidé de joindre leurs forces pour mieux faire face à la tutelle et au gouvernement. Les délégations de ces trois syndicats se sont réunies ce samedi pour analyser la situation sanitaire et syndicale du pays. Pour renforcer la lutte, elles ont mis en place le Cadre unitaire des syndicats de la santé pour la justice sociale (Cuss/Js). La mission principale de ce cadre est, selon les trois secrétaires généraux qui ont signé le communiqué, de faire aboutir leurs revendications. Depuis des mois, les travailleurs de la santé observent une grève. Ils retiennent également l’information sanitaire, plongeant du coup le secteur dans une paralysie presque totale. Lors de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre l’infection à Vih, Dr Safiétou Thiam avait dénoncé «les effets néfastes de cette grève dans le Programme de lutte contre la transmission mère enfant du Vih/Sida (Ptme) et le suivi-évaluation de la réponse au Vih surtout au niveau décentralisé». On a également entendu Abdoulaye Diouf Sarr dénoncer les perturbations notées suite à cette grève dans le Programme élargi de vaccination (Pev). Il estime que les actions menées par les grévistes «risquent de mettre en péril tous les acquis du Pev et les efforts du gouvernement en matière de financement de la vaccination, sans compter qu’elles exposent notre pays à des risques d’épidémie». Les responsables syndicaux, de leur côté, font la sourde oreille et campent sur leur position. Très déterminés, ils dénoncent le manque de justice sociale dans leur secteur et l’absence de négociations «sérieuses». Les syndicalistes très remontés contre le gouvernement dénoncent «le dilatoire» de l’Etat et le traitement «discriminatoire» des agents de santé, mais aussi la précarité qui gagne du terrain, notamment avec le recours abusif aux contrats Jica et Cobra.
ndieng@lequotidien.sn

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