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Les chauffeurs de la région de Diourbel craignent une hausse de la corruption lors de l’effectivité du permis à points. Ils l’ont fait savoir au directeur des Transports terrestres qui leur a rendu visite.

La mesure annoncée de mettre en place très prochainement des  permis à points suscite des interrogations au niveau des chauffeurs. A Diourbel où il était la semaine dernière en compagnie de ses collègues, pour sensibiliser et partager avec  les acteurs sur cette réforme, le directeur des Transports terrestres a entendu la doléance majeure des chauffeurs et transporteurs. Serigne Sall, président du regroupement des chauffeurs et transporteurs de Diourbel, re­dou­te l’augmentation de la corruption mais aussi attire l’attention sur un fait : «nous demandons qu’on mette des radars sur les routes bitumées pour qu’on puisse être contrôlé valablement et non nous laisser à la merci de personnes qui vont arbitrer. Si on nous laisse avec des gens pour nous corriger, la corruption va augmenter. Là, où la personne remettait 1000 francs, elle sera prête, de peur qu’on diminue ces points, de remettre 5.000 francs.»
Répondant au président du regroupement des chauffeurs et transporteurs de Diourbel, Chei­kh Oumar Gaye le directeur des transports terrestres laissera entendre : «ce ne sont pas des personnes qui vont décider de la diminution des points du permis mais plutôt des machines parce que tout est informatisé dorénavant.»
S’exprimant sur la réforme proprement dite, le directeur des Transports terrestres annoncera : «il y aura une application audiovisuelle pour l’examen du code. Il y aura avec cette réforme la numérisation et la sécurisation des titres de transport. Ce seront des cartes biométriques. Ce qui va permettre de lutter efficacement contre les faux titres de transport. A ce jour, nous dénombrons 2 millions de faux permis de conduire en circulation. Il y  aura une modernisation du secteur des transports, parce qu’il y aura accès au fichier de la Dic, de la Douane. Il y aura moins de fraude pour ne pas dire qu’il n’y aura plus de fraude parce qu’on aura une traçabilité sur tout. Personne ne pourra plus circuler avec de faux documents.»
Pour ces permis à points, Malick Ndiaye le chef du projet a révélé : «le Sénégal ne dépensera pas un franc sur ce projet. Tout est à la charge de l’entreprise qui a remporté le marché. Au finish, 11 milliards seront investis par l’entrepreneur.» Avec ce projet, des divisions régionales seront construites ou réhabilitées.
badiallo@lequotidien.sn

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