PARTAGER

Par Mamadou T. DIATTA – Dakar a réuni pendant deux jours des spécialistes de l’assurance, des acteurs dans le secteur de l’élevage et des décideurs pour engager une «réflexion stratégique et prospective sur les enjeux des dossiers de micro-assurance liés à l’élevage». Celle-ci vise à «cerner la complexité des systèmes pastoraux et agro-pastoraux en régions sahéliennes pour définir au mieux les pistes de réflexion pour renforcer la résilience des éleveurs mobiles». Mais pour y parvenir, ces experts devront avant tout «analyser plus en détail la complexité des systèmes agro-pastoraux en Afrique de l’Ouest». Ainsi, l’assurance indicielle et les risques climatiques ont constitué les axes des débats. L’assurance indicielle, relève-t-on, demeure «une réponse pertinente en permettant de diminuer les coûts de transaction et d’indemniser rapidement des populations souvent en situation de forte vulnérabilité en cas de choc». Aussi, renseigne-t-on que «les expériences d’assurance indicielle bétail développées depuis plusieurs années en Mongolie, au Kenya et plus récemment en Ethiopie permettent un recul suffisant pour appréhender le fonctionnement en milieu pastoral de l’assurance bétail indexée, les défis posés et les premières leçons tirées». D’où la suggestion consistant à «analyser plus en détail la complexité des systèmes agro-pastoraux en Afrique de l’Ouest, afin de les mettre en perspective avec le contexte sahélien».
Les évènements non climatiques ou climatiques non liés à des déficits pluviométriques tels que les maladies, les accidents, le vol du bétail ou les inondations, ayant également un fort impact sur la productivité des troupeaux familiaux et la taille des effectifs, poussent les experts réunis à Dakar à réfléchir sur «le risque pertinent à couvrir par une assurance et le type d’assurance à développer (indicielle vs traditionnelle)». Une réflexion qui sera couplée à «une mise en perspective avec la notion de vulnérabilité pour un éleveur qui est étroitement liée à la capacité de recomposition des troupeaux en cas de chocs et aux autres activités économiques qu’il exerce par ailleurs». Au final, il s’agira aussi de «nourrir la discussion sur l’assurance bétail pour des éleveurs mobiles en Afrique de l’Ouest».

mdiatta@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here