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La radiothérapie sera fonctionnelle à partir de janvier, a affirmé hier le ministre de la Santé et de l’action sociale. Selon Abdoulaye Diouf Sarr qui faisait face aux députés pour le vote du budget de son département.

Le Sénégal est en train d’installer et est en phase finale de livraison de trois appareilles de radiothérapie dont deux à Dalal Diam, un à l’hôpital Aristide Le Dantec. «Hier déjà, je tenais une réunion pour fixer la date du test. En fin décembre, le test pour le premier patient sera lancé et au mois de janvier, nous n’enverrons plus jamais de patients au Maroc pour la radiothérapie parce que nous aurons trois appareils sur Dalal Diam et sur Le Dantec», a réaffirmé le ministre de la Santé et de l’action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, qui était interpellé sur la question par les députés.
Les interventions ont surtout porté sur l’insuffisance de ressources humaines qualifiées, d’ambulances, de postes de santé, le faible plateau technique dans certaines localités, la prolifération et la qualité des écoles de santé, la greffe rénale, les médicaments de la rue, la spécialisation des médecins, la prise en charge des urgences, entre autres.
Mamadou Diop Decroix a, lui, souligné le gap important de sages-femmes au Sénégal. «Nous avons un gap de 4 mille sages-femmes au Sénégal. Sur Kaolack, Fatick, Kaffrine, Foundiougne, Passy on a qu’un pédiatre, 20 enfants sur 100 meurent avant leur cinquième année, 41 centres de référence sans bloc opératoire et 234 postes de santé sans maternité», liste Decroix. «Alors que l’Oms recommande un médecin pour 7 mille habitants, nous en avons un pour 19 mille habitants», dit le député qui reproche au gouvernement un manque de vision pour la santé.
Répondant aux interpellations, le ministre de la Santé indiquera à propos des médicaments de la rue que les stocks saisis seront détruits au vu et au su de tous les Sénégalais
Aussi pour motiver à la spécialisation, les bourses passeront de 150 à 300 mille francs. «Dès la semaine prochaine, je me réunis avec le ministre de la Formation professionnelle pour mettre en place les modalités de démarrage de ces spécialités à 300 mille», annoncé Diouf Sarr qui promet un accompagnement pour motiver les spécialistes à fréquenter les zones difficiles du pays. D’ailleurs, avertit-il, «si on ne fait rien dans cinq ans, on n’aura plus de spécialistes dans ce pays».
Le budget 2018 du ministère de la Santé et de l’action sociale s’élève à 167 milliards 487 millions 111 mille 320 francs Cfa contre 163 milliards, 522 millions 351 mille francs Cfa en 2017 soit une augmentation de 5 milliards 964 millions 760 mille 320 francs Cfa en valeur absolue et 3,65% en valeur relative.
ksonko@lequotidien.sn

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