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Malgré le dynamisme économique du secteur de la téléphonie, le Sénégal reste très en retard en matière d’infrastructures. Une situation que la mise en service prochaine d’opérateurs virtuels communément appelé Mvno ne devrait pas arranger. Le directeur d’Ericsson au Sénégal, Nicolas Blixell, qui présentait hier le rapport sur la mobilité qu’Ericsson produit tous les 6 mois, explique qu’un «Mvno permet de maximiser l’utilisation du réseau alors qu’un nouvel opérateur pourrait investir dans les infrastructures». La mise en service des Mvno participe tout de même à la baisse des prix, rassure M. Blixell, qui précise que ces entités s’adressent souvent à des segments que les opérateurs peinent à atteindre. «D’habitude, les Mvno, ce sont des prix moindres et des paquets de promotion différents de ceux de l’opérateur», explique Jafar Ka d’Ericsson.
En 2016, le Sénégal présentait un taux de couverture de la 4G entre 5 et 10%, alors qu’au niveau mondial, ce taux qui a atteint 55% en 2016, est attendu à 80% en 2022. Le boom de cette technologie s’appuie sur une explosion des ventes de smartphones qui vont passer de 250 millions en 2016 à 770 millions en 2022. Une tendance portée par la baisse progressive des prix des smartphones et qui explique d’ailleurs la croissance exponentielle qu’enregistre l’internet mobile au niveau mondial.
Entre le premier trimestre 2016 et le premier trimestre 2017, le mobile a connu une croissance de 70% avec 9 millions de nouveaux abonnés au premier trimestre de cette année. L’Afrique, avec ses 985 millions d’abonnés, présente un taux de pénétration de 81%. Ce qui en fait, avec l’Inde, une des poches ou existent encore des gens qui ne sont pas connectés.
mamewoury@lequotidien.sn

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