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Charles Fall, Dg Sones.

Habituées depuis des lustres à consommer une eau à forte teneur en chlore et en fluor, les populations de Fatick peuvent encore garder l’espoir de sortir de ce calvaire sous peu de temps. Puisque le Directeur général de la Sones, Charles Fall, a encore promis hier que l’unité de défluoruration en construction dans la capitale du Sine sera mise en service d’ici la fin de l’année.

En visite de chantier hier à Fatick, le Directeur général de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) a fixé une nouvelle échéance aux populations de la capitale du Sine pour la mise en service effective de l’unité de défluoruration qui est en train d’y être construite. «Nous sommes à un niveau d’avancement assez satisfaisant qui est de l’ordre d’un peu plus de 90%. Les techniciens nous ont dit ce matin que d’ici la fin du mois, ils démarreront tout ce qui est essai et nous espérons que d’ici la fin de l’année, la mise en service sera effective au bénéfice des populations de Fatick», a soutenu Charles Fall. Lequel, le 10 août 2017, sur le même site, avait pourtant annoncé la mise en service de ladite infrastructure au plus tard en février 2018. Soit un retard de 8 mois qu’il a essayé de justifier : «retard par rapport à février 2018, c’est un peu trop dire hein», tente-t-il d’éluder avec un sourire qui cache mal une certaine gêne. Avant d’avouer qu’il y a «un léger dérapage» dans l’exécution du projet.
Revenant à ce qu’il assimile à une révolution sociale, M. Fall a fait savoir que ce projet, d’un coût de 3 milliards 600 millions de francs Cfa et qui va toucher quelque 50 mille habitants, fait partie d’un programme de renforcement de l’alimentation en eau dans les régions autres que Dakar. Il est composé de plusieurs volets, notamment le renforcement de la production et du stockage. «Aujourd’hui, nous avons finalisé tout ce qui était renforcement de la production parce qu’avant d’améliorer la qualité, il faut assurer la disponibilité de l’eau en quantité. Ce qui nous a permis de doubler la capacité de production qui était d’un peu moins de 100 m3/heure, aujourd’hui nous l’avons ramenée à quasiment 250m3/heure. La capacité de stockage elle, a été même triplée», s’est réjoui M. Fall. Selon qui toujours, cette station a été conçue de telle sorte qu’elle permettra d’anticiper sur l’évolution de la demande, en plus de sa capacité à traiter toute la production de Fatick.
L’autre enjeu d’une importance capitale pour les Fatickois, est que cette usine de traitement des fluorures et des chlorures va permettre de réduire drastiquement le taux actuel de fluor. Ce taux qui varie entre 3 et 5,2mg/l va chuter à 0,8 mg/l. Tandis que celui du chlore qui est de plus de 600mg/l va passer à 250mg/l. On comprend dès lors pourquoi les populations de Fatick attendent avec beaucoup d’impatience la mise en service effective de cette unité.

dndong@lequotidien.sn

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