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La Sones mettra prochainement en marche le nouveau centre de Thieudème d’une capacité de production additionnelle de 15 000 m3/ d’eau par jour.

La Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) poursuit ses efforts pour une alimentation correcte de Dakar et sa banlieue en eau potable. La capitale aura bientôt une production additionnelle de 15 000 m3/jour. C’est le nouveau centre de Thieudème qui fera cette production journalière au grand bonheur des populations. En effet, ce nouveau pôle comprend 6 forages, une station de pompage et une conduite de transfert vers les zones de consommation. Et ce système est relié au centre de production de Bayakh dont il constitue la deuxième phase. Lui aussi composé de 5 forages, une station de pompage, une conduite de transfert. D’après les services de communication de la société, la première phase a été mise en service il y a un an pour une production moyenne de 17 000 m3/jour. Cette production était destinée à améliorer l’accès à l’eau potable de la ville de Rufisque et ses extensions.
Dans un communiqué, la Sones indique que la phase 2 devrait renforcer l’alimentation en eau potable dans la ville et le département de Rufisque. «La prise en charge des besoins de la ville de Rufisque et de ses extensions par Bayakh et Thieudème permet de soulager le système du Lac de Guiers. En effet, les volu
mes naguère prélevés sur les conduites alimentées par les usines de Ngnith et Keur Momar Sarr 1 et 2 sont désormais acheminés vers Dakar», renseigne le document. Alors la Sones qui multiplie les initiatives pour une meilleure prise en charge de la lancinante question des pénuries d’eau fait un rappel. Elle évoque par exemple le nouveau centre de production d’eau potable de Tassette qui a été mis en service en février dernier pour un volume de 20 000 m3/jour, dans le cadre du Projet eau potable et assainissement en milieu urbain (Peamu) financé par la Banque mondiale.

Par ailleurs, l’entreprise rappelle que ce sont 67 forages qui ont renforcé la production depuis 2014. «Pas moins de 100 000 m3/jour ont été injectés dans le réseau pour améliorer l’accès à l’eau potable de Dakar. Ce volume représente environ le quart de la production moyenne en juin 2018, soit 360 000 m3/jour», selon le communiqué. Et de renchérir : «Entre 2018 et 2019, la progression est réelle (16,3% de volume supplémentaire mobilisé). Grâce aux travaux réalisés par la Sones, une production moyenne record de 419 000 m3/jour est atteinte contre 360 000 m3/jour il y a un an. A la mise en service très prochaine du nouveau pôle de production d’eau potable de Thieudème, le pic de 435 000 m3/jour pourra être atteint. A la fin de l’année 2019, la progression sera de 30% par rapport à 2011.»Ainsi à la fin du Programme spécial de renforcement de l’alimentation en eau potable de Dakar (Psdak), à en croire les assurances de la Sones, la production complémentaire sera de 194 000 m3/jour, soit bien plus que la capacité de production installée sur le Lac de Guiers. C’est-à-dire 185 000 m3/jour pour les usines de Ngnith, Kms1 et Kms2. Le Psdak est, pour les autorités en charge de la distribution de l’eau, une solution intermédiaire en attendant la réalisation, par la Sones, des ouvrages structurants que sont la troisième usine de traitement d’eau potable de Keur Momar Sarr (Kms3) et la première usine de dessalement des Mamelles. Des infrastructures hydrauliques qui seront mises en service en 2020 et 2021. Lundi, une équipe technique du ministère de l’eau et de l’assainissement, de la Sones et des entreprises en charge des travaux a effectué une visite sur les lieux.

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