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Allié de l’Arabie Saoudite, le Sénégal a condamné le tir de missile balistique sur le territoire saoudien par les rebelles houthis au Yémen. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur soutient que c’est «un acte d’agression caractérisé qui porte atteinte aux règles du droit international et au principe de coexistence pacifique des Etats».

Le gouvernement du Sénégal a exprimé sa grave préoccupation «suite au tir d’un missile balistique sur le territoire saoudien dans la nuit du 3 au 4 novembre 2017». Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur «déplore et condamne fermement cet acte d’agression caractérisé qui porte atteinte aux règles du droit international et au principe de coexistence pacifique des Etats». Pour rappel, «l‘Arabie saoudite a été la cible, samedi, d’un missile tiré depuis le Yémen par les rebelles houthis, qu’elle combat au sein d’une coalition». Selon une télévision publique, citée par France 24, «le missile a été détruit sans faire de blessés ni de dégâts». «Il a été détruit près de l’aéroport international King Khaled de Riyad, qui a continué à fonctionner normalement», avait ajouté la chaîne de télévision El-Akhbariya.
Il faut aussi noter que selon la chaine de télévision al-Masirah, «les rebelles houthis au Yémen, soutenus par l’Iran, ont revendiqué avoir lancé le missile pour viser l’aéroport». Après cette sortie, «la coalition militaire sous commandement saoudien a accusé l’Iran, lundi 6 novembre, d’être derrière des transferts d’armes et un tir de missile des rebelles houthis sur Riyad». Face à cette situation, il a «été décidé de fermer temporairement toutes les frontières aériennes, maritimes et terrestres du Yémen». «La coalition a toutefois maintenu les possibilités d’accès du personnel humanitaire au Yémen selon des procédures d’inspection qui vont être actualisées», a-t-on fait savoir.
Le Yémen est déchiré par une guerre qui oppose les forces gouvernementales, appuyées par une coalition arabe emmenée par l’Arabie saoudite, aux rebelles houthis qui se sont emparés en septembre 2014 de la capitale Sanaa et de larges pans de territoire dans le Nord du pays. Selon l’Organisation mondiale de la santé, le conflit a fait plus de 8 650 morts et quelque 58 600 blessés.
dkane@lequotidien.sn

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