PARTAGER

Hier, les contingents sénégalais en partance pour le Darfour au Soudan et la Centrafrique ont reçu le drapeau national à l’école de police et de la formation permanente des mains du Directeur général de la Police nationale. Oumar Mal a demandé à ses hommes de s’abstenir de tomber «le travers qui aujourd’hui gangrène le système des Nations-Unies», à savoir les abus sexuels.

Ils sont 284 policiers sénégalais prêts à être déployés au Darfour au Soudan et en Centrafrique. Chaque unité est composée de 142 éléments. Ils vont prendre la relève de leurs collègues, qui étaient en mission de maintien de la paix dans ces pays pour le compte de l’Organisation des Nations-Unies(Onu). Oumar Mal a délivré un message empreint de conseils pratiques à ses hommes. «Il a été demandé, recommandé et exigé de nos hommes qu’ils s’abstiennent de tomber dans le travers qui aujourd’hui gangrène le système des Nations-Unies notamment en ce qui concerne les abus sexuels», conseille-t-il. Par ailleurs, le patron de la police a précisé que «jusqu’ici en tout cas, on n’a pas noté l’implication de policiers dans ces travers». Le Directeur général de la Police nationale exhorte «ces vaillants missionnaires», à avoir un «comportement irréprochable» mais surtout «ne pas décevoir le Peuple sénégalais qu’ils sont allés représenter».
En Centrafrique, ils se rendent dans une terre où leur collègue Racine Diène a été tué par les rebelles anti-Balaka le 24 juin 2016. Malgré la présence des casques bleus, les anti-Balaka et leurs ennemis jurés, les Séléka, se regardent en chiens de faïence. Au milieu de cette guerre entre deux groupes armés, une population désemparée. Cette même insécurité règne au Soudan précisément dans la province du Darfour. Oumar Mal de dire : «Vous devrez fonder toutes vos actions dans le respect scrupuleux du mandat conféré par le Conseil de sécurité des Nations-Unies, dont les axes majeurs demeurent, entre autres, la protection des civils, la sécurisation du personnel et des installations des Nations-Unies ainsi que le contrôle du respect et la promotion des droits de l’Homme.» Et d’ajouter : «Je leur demande davantage de soigner leur mise, de soigner leur commerce verbal, de soigner leur attitude, de soigner leurs rapports sociaux avec la population mais aussi avec les autres contingents qu’ils vont trouver sur place.»
Message apparemment bien reçu et compris par le  commandant du contingent de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations-Unies en Centrafrique (Minusca 3). Hamidou Bâ rassure que lui et ses collègues partent «dans un état d’esprit très positif dans la mesure où après une formation bien appropriée tant physique qu’intellectuelle, nous voilà dans un mental très fort, prêt à accomplir cette mission». Même sentiment chez son collègue, Ousseynou Bass, commandant du 7ème contingent sénégalais au Darfour de la mission conjointe des Nations-Unies et de l’Union africaine au Darfour (Minuad).
msakine@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here