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Les souteneurs de Khalifa Sall ont sonné hier la mobilisation en vue du procès en appel de leur mentor dans le dossier dit de la caisse d’avance. Ils attendent la libération de leur leader par les juges de la Cour d’appel après la décision rendue par la Cour de justice de la Cedeao.

A 48 heures du procès en appel du maire de Dakar, ses partisans gardent confiance pour ce qui est de la libération de leur leader. Ils estiment qu’après la décision rendue par la Cour de justice de la Cedeao, les juges de la Cour d’appel de Dakar doivent libérer Khalifa Ababacar Sall ce lundi. «Nous considérons que cette orchestration et comédie judiciaire ont assez duré. La Cedeao a sifflé la fin de la récréation. Et la fin de la récréation, c’est lorsqu’elle considère que le procès, dans sa forme, a été biaisé, escamoté. Tous les droits de Khalifa Sall ont été violés. Nous considérons qu’il doit être immédiatement mis en liberté», a fulminé hier Youssouph Mbow, lors d’un rassemblement au rond-point de la Rts. Le leader du mouvement Rassure d’ajouter : «Nous considérions dès le départ que l’affaire Khalifa Ababacar Sall est une machination. C’est une manœuvre machiavélique qui a été orchestrée par Macky Sall et son régime dans le but de neutraliser un adversaire politique. Khalifa Sall est blanc comme neige. Tout ce dont on l’accuse, c’est un tissu de mensonges.» Et le maire de la Médina d’indiquer pour sa part : «Ce n’est plus un procès équitable qui nous intéresse, mais la libération immédiate de notre camarade.» Et pour lever toute équivoque sur sa position dans ce combat, Bamba Fall a répété qu’il est «Khalifiste et demeure Khalifiste». «Pour rien au monde, je ne le trahirai», jure-t-il.
Youssouph Mbow a répondu à ceux qui pensent que Khalifa Sall pourrait se retrouver dans la même situation que Karim Wade qui a vu son inscription sur les listes électorales rejetée. Il s’agit de l’application de l’article L31 du Code électoral qui l’écarte du coup de la course à la Présidentielle de 2019. «Ça n’arrivera pas à Khalifa Ababacar Sall pour la bonne et simple raison qu’il n’a été condamné qu’en première instance. Son appel n’a pas encore débuté et même si, par extraordinaire, les juges de l’appel restaient sourds et acceptaient de se plier aux injonctions de l’Exécutif, nous avons le pourvoi en cassation. Et la Cour suprême a besoin d’un certain temps pour pouvoir se prononcer. L’élection présidentielle, au maximum, c’est dans 7 mois. En 7 mois, on ne peut pas juger Khalifa Sall et définitivement le condamner pour l’empêcher de jouir de tous ses droits», a dit M. Mbow. Pour lui, cette hypothèse n’est qu’ «une intoxication, une fuite en avant orchestrée par le régime dans le but de nous divertir et nous refusons ce divertissement-là». D’ailleurs, il signale qu’ils ont terminé le programme alternatif qui sera proposé par le candidat Khalifa Sall et ils s’activent pour les parrainages. Pour le procès de lundi, ces Khalifistes appellent à la «mobilisation» et à la «détermination».
msakine@lequotidien.sn

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