PARTAGER

Le 70ème anniversaire de la «Nakba» ou catastrophe se poursuit encore au Sénégal. En effet, le collectif de solidarité du Peuple Palestinien a tenu une manifestation pour exiger le retour sur leur terre du Peuple Palestinien réfugié à travers le monde. «Ce droit au retour est un droit incontestable inaliénable, individuel et collectif», a-t-on fait savoir. D’ailleurs, ce combat est soutenu par les institutions des Nations-Unies. Et ce droit est garanti, entre autres, par la résolution 194 des Nations-Unies du 11 décembre 1948, qui prescrit le retour des réfugiés palestiniens sur leurs terres et dans leurs foyers occupés.
«7 millions de réfugiés dans le monde sont constitués de Palestiniens. Cela veut dire que le Peuple palestinien est essentiellement constitué de réfugiés», a déclaré pour le regretter, Madieye Mbadj, coordonnateur du collectif de soutien au Peuple palestinien. M. Mbodj de soutenir que la manifestation d’hier est une suite des évènements survenus en Palestine : «Depuis le 30 mars dernier, ils ont organisé ce qu’ils appellent la marche du retour (…).» Et de rappeler enfin, qu’«en décembre 2016, Israël avait rappelé son ambassadeur suite au parrainage par le Sénégal de la résolution 2334 des Nations-Unies qui a condamné l’occupation israélienne des terres palestiniens (…). Compte tenu des violences exercées sur le Peuple palestinien, nous devons exiger que notre gouvernement demande à l’ambassadeur d’Israël à Dakar de plier bagage et rentrer…»
Dalal El Ali, porte-parole des réfugiés, n’a pas manqué de dénoncer la complicité de l’Amérique vis-à-vis d’Israël. «L’Onu est impuissante face au veto de l’Amérique, voilà presque 12 ou 14 fois que le veto américain est levé contre la Palestine. C’est une injustice !»
«Le monde entier a le droit de manifester et de dire non à l’injustice que subit le peuple Palestinien», lancent les Pales­tiniens établis au Sénégal.
Au terme de la manifestation d’hier, le collectif a fait un plaidoyer pour l’arrêt des massacres des populations civiles palestiniennes, la libération des prisonniers politiques, le retour des réfugiés et l’établissement d’un Etat palestinien libre, démocratique et indépendant, dans les frontières de 1947 garanties par les Nations-Unies, avec Jérusa­lem Est (Al Qods) comme capitale.
Stagiaire

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here