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La quatrième édition de la Journée diocésaine du monde rural sera célébrée le samedi 28 avril 2018 à la paroisse Sacré Cœur de Sanghé, un village dans la commune de Notto Diobass. Le Mouvement des adultes  ruraux catholiques du Sénégal (Marcs) est revenu sur le thème de cette année consacré à l’accès à l’eau et aux changements climatiques.

Malgré son importance dans la politique économique du Président Macky Sall, le plan Sénégal émergent, l’eau reste une denrée rare dans certaines localités du département de Thiès. C’est le constat du président du Mouvement des adultes ruraux catholiques du Sénégal (Marcs). Pour Prosper Kama, qui s’exprimait sur le thème de la Journée diocésaine du monde rural qui sera célébrée le samedi 28 prochain, à savoir : «Eau et changements climatiques : quel avenir pour les usagers ruraux des régions de Thiès et de Diourbel», «la vie et le bien-être des populations de Fandène sont détériorés à cause de problèmes d’eau. La vie des populations se dégrade. Les nappes d’eau des puits et des forages deviennent  de plus en plus profondes et/ou  même asséchées». Il renseigne que dans cette commune du département de Thiès, «les villages sont alimentés en eau potable à tour de  rôle, à cause de la rareté du produit». Idem au niveau du village Thièo, dans la commune de Notto Diobass. «Là-bas, le village, ceinturé par les carrières de Bandia et de la Cimenterie du Sahel, manque d’eau. La qualité de l’adduction d’eau est défectueuse, privant certains quartiers du liquide précieux.»
A cela s’ajoute, selon lui, le problème de l’environnement auquel fait face la commune de Fandène, avec des «conséquences visibles sur les rôniers qui se fanent  et meurent». Toutes raisons pour le Président national du Marcs, Prosper Kama, de demander à l’Etat d’anticiper sur les problèmes que rencontrent les populations, en vue de trouver des solutions idoines. Ce d’autant, indique-t-il, que «l’eau occupe une place importante dans le Pse. Et cette politique de l’Etat vise à améliorer l’accès à l’eau potable des populations mais aussi à promouvoir la gestion intégrée et durable des ressources en eau, et la bonne gouvernance dans le sous-secteur de l’eau potable».
Et au-delà de l’Etat, il signalera que  l’Eglise n’est pas en reste. «Elle se préoccupe de l’accès à l’eau et cherche des moyens matériels et financiers pour rendre l’eau accessible aux usagers, aux ménages et aux producteurs. A travers Caritas, elle s’est longtemps engagée dans ce secteur vital pour permettre aux populations d’accéder à l’eau à travers les puits, les forages et les périmètres maraichers.»
Revenant sur la Journée diocésaine du monde rural, qui aura pour objectif de contribuer à l’émergence sociale et économique du monde rural par l’accès à l’eau, le président du Marcs fera noter, «par l’organisation de cette journée, nous voulons participer, à notre manière, au redressement du mode de vie des populations. Les recettes qui seront issues de la journée serviront à créer et financer des micro-projets au profit des populations du village de San­ghé». Egalement, conclut-il, «cette journée vise à  raffermir les liens entre fidèles catholiques et musulmans».
nfniang@lequotidien.sn

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