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Le maire de la commune de Mérina Dakhar, Aymérou Gningue, en collaboration avec des partenaires au développement, a mis en place un fonds de garantie de 20 millions de francs Cfa pour mobiliser des crédits de 100 millions de francs Cfa qui seront destinés à toutes les femmes du Cayor. Cela, pour permettre à ces femmes, regroupées au sein de la Fédération des associations de développement communautaires (Fadec), de mener à bien leurs activités

La promesse de Aymérou Gningue, lors de la célébration de la Journée internationale de la femme le 8 mars 2017, d’octroyer aux femmes du Cayor des financements, vient d’être matérialisée. En effet, l’édile de Mérina Dakhar, par ailleurs président du Conseil d’administration d’Aviation headling services (Ahs), avait signé une convention avec la Fédération des associations de développement communautaires Fadec-Cadior, un organisme de développement, relative à un fonds de garantie de 20 millions de francs Cfa devant permettre de mobiliser 100 millions de francs Cfa, destinés à soulager les difficultés des femmes du Cayor. Un projet, «tellement attractif», selon Aymérou Gningue, que finalement les partenaires au développement, évoluant dans les communes de Mérina Dakhar et de Méouane, trouveront bon de prendre le train. Ces derniers ont accepté ainsi, d’injecter la somme de 20 millions de francs Cfa dans ledit projet pour renforcer le premier programme que l’édile du «royaume cayorien» avait signé avec la Fadec. Aujourd’hui, en plus de deux enveloppes de 5 millions de francs Cfa et  de 10 millions de francs offertes res­pectivement à certains groupements féminins de Méouane et de Mérina Dakhar, M. Gningue a ajouté d’autres financements, déjà dans le cadre du premier contrat signé avec Fadec, de 10 millions destinés aux différents groupements de la commune de Mérina Dakhar. «Un geste qui rentre en droite ligne dans le renforcement des capacités des femmes, notamment au niveau de l’investissement, d’autant que ces dernières, qui se trouvent être les battantes au Cayor, sont une couche très vulnérable, très sensible.» Il ose croire que «ce programme que nous avons initié aujourd’hui va se perpétuer dans le temps. Nous comptons d’ailleurs, tous les ans, renforcer le niveau de la participation du partenaire, parce qu’il est lié avec le Sénégal sur un contrat de 25 ans. Et, à notre niveau, en tant que collectivités locales, nous pensons pouvoir mutualiser nos forces de façon à renforcer les capacités financières des femmes, notamment des communes Méouane et de Mérina Dakhar». Au-delà de ces deux communes, M.Gningue pense que ce projet, va englober la totalité des femmes du Cayor. «Nous souhaitons que toutes les femmes du département de Tivaouane puissent bénéficier de ce formidable levier financier qui est mis à leur disposition.» Le responsable politique apériste dit avoir beaucoup confiance en la Fadec, qui a un taux de recouvrement qui dépasse les 99%. «Il n’y a donc pas de raison que nous ne puissions pas ensemble pérenniser ce projet-là et faire en sorte que les femmes puissent bénéficier de financements, surtout que, chose extraor­dinaire, nous avons aussi négocié un taux d’accès au crédit très favorable», soutient-il.

Un Objectif de 40 millions
Revenant sur la responsabilité sociétale des entreprises, M. Gningue estime que «si vous avez des entreprises qui viennent s’installer chez vous et qui voient qu’il y a véritablement des véhicules, des mécanismes qui sont en place et permettent de soulager les femmes, il ne peut qu’être heureux qu’elles puissent apporter leur pierre à l’édifice». Aujourd’hui, se réjouit le maire de Merina Dakhar, «même nos partenaires, les investisseurs, se sont empressées de prendre des wagons pour que véritablement la locomotive puisse les amener. Et c’est ça que nous avons pu réussir, qui ne fera que renforcer nos capacités de financement. Nous étions partis avec 20 millions, aujourd’hui, nous sommes pratiquement à 40 millions de francs Cfa, et demain, ce sera 60 millions. Et chaque fois qu’on met ce fonds de garantie, nous pouvons multiplier par trois, par quatre, les ressources disponibles en vue de financer les femmes». Il termine par soutenir que «les actions futures du fonds destiné à l’entreprenariat féminin, qui viendront s’ajouter à une importante initiative locale, devront permettre de mobiliser beaucoup plus de ressources pour que les femmes puissent travailler, créer de la richesse et, en fait, retrouver la dignité, d’autant que la première des dignités, c’est de pouvoir travailler dignement et subvenir à ses besoins». Aymérou Gningue compte surtout continuer le travail avec les mécanismes de fonds qui existent au Sénégal, pour mobiliser beaucoup plus de ressources. «Nous allons essayer, à travers l’initiative privée et nos partenaires avec qui nous travaillons dans le Cayor, notamment dans le solaire, qui sont aussi disposés à nous appuyer dans le cadre de la mobilisation des ressources pour les femmes, de trouver des récep­tacles qui pourront re­cueil­lir ces fonds, les démultiplier.»
nfniang@lequotidien.sn

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