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Le Comité de pilotage du Programme conjoint de création d’opportunités pour le développement économique du monde rural (Proccodem) procède à la réactualisation du projet. Il cible les régions de Kolda, Sédhiou et Tambacounda, où il promeut l’emploi des jeunes et l’amélioration économique des populations en milieu rural. Mais depuis son lancement à la mi-juillet 2016, il peine à mobiliser les 2,5 milliards de francs Cfa nécessaires à sa mise en œuvre.

Le Programme conjoint de création d’opportunités pour le développement économique du monde rural (Proccodem) devait cibler 3 régions du Sénégal (Kolda, Sédhiou et Tamba­counda) pour un budget de 2,5 milliards de francs Cfa. Ce projet, fruit d’un partenariat entre le Sénégal et le système des Nations unies, était développé en 2016 et devait se déployer en 2017. Mais, a reconnu Chris­to­phe Yvetot, représentant résident de l’Organi­sation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), «la mobilisation des ressources financières nécessaires à la mise en œuvre des activités du projet n’a pas été à la hauteur des ambitions des parties prenantes».
Pourtant, le Comité technique a déployé beaucoup d’efforts pour sa mise en œuvre. Lorsque le Proccodem a été lancé à la mi-juillet 2016, le Comité technique s’est tout de suite mis au travail. Il a régulièrement tenu des réunions, procédé aux travaux de réactualisation du document. Mieux, en septembre 2017, «la réunion d’harmonisation pour la stratégie de mobilisation des ressources avait permis de retenir d’importants points, notamment la disponibilité de l’Etat à mobiliser des ressources pour les activités d’amorçage du programme (Composante 3, gestion, pilotage, coordination et suivi évaluation), entre autres», a ajouté M. Yvetot. Toutefois, ces efforts «n’ont pu aboutir à la mobilisation des énergies requises pour mettre en œuvre le Proccodem», s’est-il désolé.
Pour sa part, le directeur de Cabinet du ministère de la Gouvernance locale, du développement et de l’aménagement territorial, Alassane Sow, bien que reconnaissant l’absence de ressources, a souligné qu’entre-temps le gouvernement a tout de même réussi à renforcer la capacité des collectivités locales. «Nous avons mis en place des dispositifs pour que ces collectivités puissent porter le développement. Ce sont là des actions qui ne sont pas physiques, qu’on ne voit pas, mais qui sont là», défendra-t-il.
Néanmoins, aujourd’hui les deux parties se réunissent et procèdent à la réactualisation du programme en tenant compte du contexte. Les réflexions vont porter sur la stratégie à mettre en place pour la mobilisation des ressources et la validation d’une feuille de route qui permettrait d’identifier les actions phare à mener d’ici à 2019. M. Yvetot a souligné que les discussions vont également porter sur le potentiel du Sénégal à mettre en place des agropoles dans les zones ciblées par le programme. Les acteurs souhaitent mettre en place des agropoles qui vont mobiliser des investissements locaux et les connecter avec les populations locales. Cela devrait permettre aux petits producteurs, aux jeunes et aux femmes d’avoir une plus grande qualification, d’entrer dans la transformation. «En Casamance, pendant certaines saisons, on marche sur un tapis de mangues. Pourquoi exporter ces mangues et donner à d’autres pays des opportunités qui doivent être créées ici au Sénégal ?», a demandé le représentant résident de l’Onudi.
Le Proccodem a pour objectif de promouvoir l’emploi des jeunes et l’amélioration économique des populations en milieu rural.
ndieng@lequotidien.sn

 

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