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C’est sans doute un grand coup que Youssou Touré a marqué, samedi, contre Amath Suzanne Camara. Il est parvenu à rassembler la «majorité» des enseignants du parti au pouvoir autour de lui au Grand Théâtre. Mieux, sous la présidence du Président Macky Sall, du Premier ministre et d’autres responsables de l’Apr. Ils sont venus de tous les coins et recoins du pays pour participer à la 3ème édition du Conseil national du Réseau des enseignants de l’Apr, placée sous le thème «Education inclusive, vecteur de développement humain». C’est dire que la menace de sabotage de la cérémonie, brandie la veille par Suzanne Camara, ne sera jamais exécutée. Annoncé le matin, c’est vers 17 heures que Macky Sall est finalement arrivé. Conscient des problèmes internes au sein du réseau, le président de l’Apr a d’emblée appelé les protagonistes «à développer davantage de fraternité entre eux». Il met en garde : «Je me dois de vous rappeler mon attachement à la discipline et mon sens des responsabilités au sein du parti et de ses structures statutaires. Il faut également qu’au sein du réseau que la démocratie interne fonctionne, mais surtout que l’on évite, à travers les médias et la presse, de porter les débats qui doivent être des débats internes. Le parti doit désormais prendre ses responsabilité.»

«Le jour où le Président estimera que ma mission est terminée…»
S’adressant à «ses» enseignants, Macky Sall a indiqué que «leur structure doit se déterminer davantage comme une instance de veille, d’animation et de riposte, mais aussi de formation pour le parti et un cadre de réflexion à même de proposer des solutions sur l’ensemble des secteurs de la vie nationale». «Gommé» par le camp de Ameth Suzanne Camara à la tête du Réseau des enseignants, Yous­sou Touré considère cette décision comme nulle et non avenue. «Moi, je ne me suis pas auto-choisi. C’est le Président Macky Sall qui m’a nommé à la tête de cette structure depuis 2009. Le jour où le Président estimera que ma mission est terminée, il n’y aura aucun problème», précise-t-il. Face à la presse, il a toutefois appelé au rassemblement de la famille enseignante autour de lui. «Ceux dont vous parlez (Ndlr : Ameth Suzanne Camara et son camp), on les invite à rejoindre le grand groupe pour qu’on soit beaucoup plus forts. Nous ne faisons pas dans l’exclusion», dit-il.
msakine@lequotidien.sn

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