PARTAGER

La Banque africaine de développement (Bad), en collaboration avec la Direction de l’analyse, de la prévision et des statistiques agricoles (Dpsa) du Sénégal, organise depuis hier une conférence sur les statistiques agricoles. Cette rencontre qui a pour thème «Soutenir le développement des statistiques agricoles grâce aux politiques nationales» regroupe environ 150 participants, dont des planificateurs des ministères de l’Agriculture, des directeurs des Instituts nationaux des statistiques, des directeurs des statistiques agricoles, des représentants des Commissions économiques régionales, des représentants de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (Cea), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), la Commission de l’Union africaine (Cua), les partenaires au développement et d’autres parties prenantes concernées. L’objectif principal de la conférence sur les statistiques est «de mener une campagne de sensibilisation sur la nécessité d’affecter aux statistiques agricoles une part importante des ressources». Mieux, précise Adalbert Nshimyumu­remyi de la Bad, «la conférence est importante, car elle nous donne l’opportunité de faire le plaidoyer de l’importance du développement des statistiques agricoles pour la formulation, le suivi et l’évaluation des mises en œuvre des plans nationaux de développement et des politiques nationales agricoles, de discuter et proposer les voies et moyens de mobiliser des ressources pour le financement des statistiques agricoles».
L’économiste relève que «dans la plupart des pays africains, les statistiques agricoles ne sont pas collectées d’une manière consistante. En plus, là où elles existent, elles peuvent ne pas être à jour à cause des contraintes budgétaires qui limitent la conduite régulière d’enquêtes agricoles. La qualité et la fiabilité des données agricoles ainsi que leur disponibilité consti­tuent donc de grands défis».
En réponse à ces défis dans les pays en développement, indique le fonctionnaire de l’institution financière, une Stratégie mondiale pour l’amélioration des statistiques agricoles et rurales a été élaborée et approuvée par la Commission statistiques de l’Onu en février 2010. Comme tête de file, la Bad a, en collaboration avec la Fao, la Cua et la Cea, élaboré un Plan d’actions 2011-2017 pour la mise en œuvre de cette stratégie en Afrique, la mise en œuvre du plan d’actions africain qui, sous la responsabilité de la Bad, exige entre autres l’élaboration au niveau de chaque pays africain d’un Plan stratégique de développement des statistiques agricoles et rurales (Pssar) suivant un pro­cessus inclusif et participatif comprenant une phase de préparation/lancement, une d’évaluation et une de planification. Ce plan doit aussi être intégré à la Stratégie nationale de dévelop­pement de la statistique (Snds). A cette fin, 23 pays africains dont le Sénégal ont déjà élaboré leur Pssar et 15 sont à différentes étapes du processus d’élaboration.
Le comité régional de pilotage du Plan d’actions de la Stratégie mondiale pour l’amélioration des statistiques relatives à la sécurité alimentaire, l’agriculture durable et le développement rural en Afrique tient aussi sa 5e réunion à Dakar.
dialigue@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here