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La 115e édition du Gamou de Pire à vécu. Dans ce premier foyer religieux du Sénégal fondé par Tafsir Abdou Birane Cissé, les infrastructures constituent un véritable casse-tête pour les populations. Stoïque, Pire attend toujours son statut de cité religieuse digne de son rang.

La sainte cité de Pire, au nord-ouest du Sénégal, dans l’ancien royaume du Cayor, est un haut lieu de l’enseignement islamique dans le département de Tivaouane, région de Thiès. A vol d’oiseau, les localités les plus proches sont Pal, Mboufta, Ngaye Ngaye, Taoua, Baiti Sali et Meumou. La cité religieuse qui occupe une place importante dans la vie religieuse du Sénégal, pour avoir abrité la plus ancienne école coranique, première université islamique du pays ouverte vers 1603 et la plus ancienne grande mosquée de l’Afrique de l’Ouest construite en 1611, était l’université de l’islam où presque tous les érudits musulmans ont séjourné.
Aujourd’hui, elle réclame un statut spécial dans le cadre du Programme de modernisation des cités religieuses. Célébrant ce samedi l’édition 2017 de son Gamou annuel, le porte-parole de la famille Cissé de formuler des doléances à l’endroit du gouvernement, représenté à l’occasion par le ministre de la Pêche Oumar Guèye. Selon Habib Cissé, «Pire doit être prise en compte dans l’ambitieux programme de modernisation des cités religieuses» car, renseigne le religieux, «tous les devis ont été faits et remis au président de la République Macky Sall lors de sa visite à Pire». Et d’ajouter : «Pire a besoin d’infrastructures dignes de ce nom. Nous avons besoin d’une maison des hôtes, d’une salle de réception pour y abriter nos manifestations religieuses comme les autres cités religieuses.» Serigne Habib Cissé de poursuivre : «Nous demandons l’extension du réseau routier, hydraulique et électrique. Egalement, la construction d’une grande mosquée moderne.»

Soutien à la Palestine
Représentant le gouvernement, le ministre de la Pêche Oumar Guèye, a réitéré l’engagement du gouvernement de modernisation les cités religieuses. Et selon lui, Pire en fait partie. «La modernisation de ce foyer religieux fait partie des priorités du président de la République Macky Sall comme il l’a entamé dans les autres cités religieuses du Sénégal», a dit le ministre de la Pêche.
Au-delà, Serigne Habib Cissé qui porte la voix du nouveau khalife général de la famille Cissé, Serigne Mouhamadou Mansour Cissé, exprime toute la solidarité des musulmans au Peuple palestinien. «Nous soutenons le Peuple palestinien dans cette douloureuse épreuve. Nous sommes d’avis que la Palestine doit avoir un territoire, un Etat. On doit lui laisser la capitale historique qui lui appartient. Jérusalem a toujours était la capitale de la Palestine.» Le successeur de Serigne Moustapha Cissé a aussi invité la communauté internationale à respecter toutes les résolutions des Nations unies sur le conflit israélo-palestinien : «Nous avons tous constaté les difficultés que traverse la Palestine. Le Sénégal, comme dans le passé, reste constant dans sa position de soutien au Peuple palestinien» car, dit le religieux, «le Sénégal est un pays de paix qui a toujours été respecté par les grandes Nations grâce à sa diplomatie. C’est pour cette raison qu’il avait toujours défendu et continue de défendre la cause palestinienne». Le porte-parole de la famille Cissé a par ailleurs demandé aux hommes politiques de prôner la paix et le dialogue pour l’intérêt du Sénégal. Et d’insister : «Il faut plus de cohésion et d’entente dans l’arène politique.» Aussi, il a invité les hommes politiques à respecter les promesses faites aux populations.
nfniang@lequotidien.sn

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