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Les travailleurs devront patienter de nouveau pour espérer rendre la justice dans des conditions meilleures que celles dans lesquelles, ils évoluent.

Douche froide pour les acteurs de la justice. Et pour cause, le chef de l’Etat n’a pipé mot sur ce secteur très névralgique du Sénégal en général et à Diourbel en particulier. Dans cette région, on attend encore la construction d’édifices dignes de ce nom pour accueillir les travailleurs de la justice. De Diourbel à Mbacké en passant par Bambey, la justice est rendue dans des conditions difficiles. Voire exécrables !
Ce sont des maisons conventionnées qui ont été louées pour abriter ces services. Et le hic, c’est qu’elles ne présentent pas les garanties nécessaires. Les salles sont exigües, les services dispersés, comme c’est le cas à Diourbel où l’administration des greffes est distante du Tribunal de grande instance d’environ 500 m. L’autre difficulté majeure, c’est la non construction par la Chancellerie du terrain de 1,8 hectare alloué au secteur de la justice. Une source, digne de foi proche du milieu judiciaire, confie : «Toutes les démarches ont été entreprises en vain pour enfin que ce terrain soit construit. Qu’est-ce-qui cloche ? On ne saurait le dire. Aminata Touré, en son temps, avait donné des assurances fermes lors du Conseil des ministres du 26 juillet 2012 quant à la construction du Palais de justice mais depuis lors on attend. Le gouvernement préfère payer des locations d’environ 1,7 million par mois pour loger ses services. Si vous faites le calcul 1,7 million pendant  ces 41 mois, vous obtenez 69.700.000 francs, ce qui peut valablement construire l’édifice.» Diourbel n’est pas seule dans cette situation : Koum­pentoum, Ranérou, Goudiry, Matam sont logées à la même enseigne.
badiallo@lequotidien.sn

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