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La relance des activités de la société des Chemins de fer du Sénégal est-elle sur les rails ? En tout cas, la délégation canadienne dirigée par l’ancienne secrétaire générale de la Fran­cophonie, Michaelle Jean, a annoncé hier «une coopération qui se veut forte dans un partenariat public-privé, inscrite dans une collaboration entre le gouvernement du Canada et celui du Sénégal, pour la modernisation et la réhabilitation du grand réseau ferroviaire au Sénégal de Dakar à Tam­bacounda». C’était lors d’une visite des installations de la société ferroviaire à Thiès, après une rencontre avec le chef de l’Etat Macky Sall, le lundi 16 novembre 2020. «Nous avons vraiment jeté les bases d’un protocole d’entente qui va se réaliser autour d’échéanciers et des plans d’exécution pour pouvoir pousser au plus vite ce projet, et dans des délais raisonnables, parce qu’il y a un sentiment d’urgence. Déjà, nous nous sommes retroussés les manches et nous sommes au boulot. Nous sommes en train de construire le plan.» Accompagnée, entre autres, par les deux Pdg de Summa et Aecon, deux grandes entreprises chefs de file dans la construction d’infrastructures majeures et de grands chantiers au Canada, Mme Jean a indiqué : «C’est un grand projet à la fois pour le Sénégal et pour le continent africain parce que la question de l’émergence et du développement dépend aussi de l’investissement qui peut être fait dans les infrastructures. Et la mobilité, la capacité de transporter des marchandises avec de l’équipement et un réseau ferroviaire qui permettent une plus grande capacité de transporter des matériaux et des produits lourds va amener un tournant pour le Sénégal et pour toute la sous-région» Elle fera remarquer : «Nous ne voulons pas refaire à l’identique ce qui est là et qui a été construit depuis la décennie après l’indépendance. On veut vraiment entrer dans une dynamique de modernisation, y compris pour les équipements.»
A sa suite, le secrétaire d’Etat en charge du Réseau ferroviaire auprès du ministre des Infrastructures, M. Mayacine Camara, s’est réjoui du projet qui va faire de Tambacounda «une plateforme économique et une ville relais de la Cedeao». Il explique : «Le projet concerne la liaison Dakar-Tamba. Nous avons besoin de cette dernière région parce qu’elle est connectée à Kédougou et Matam qui sont des régions minières, mais aussi à Kidira et Kayes.

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