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Après la Cedeao, c’était au tour du représentant des Nations-Unies pour  l’Afrique de l’Ouest et le Sahel de mettre fin à la polémique faisant état d’un accord signé avec Jammeh pour lui garantir l’impunité. En conférence de presse hier, Mohamed Ibn Chambas a nié l’existence d’un quelconque accord passé avec l’ancien Président de la Gambie. Selon lui, il s’agit juste d’une déclaration conjointe entre l’Onu, l’Ua et la Cedeao pour faire partir Jammeh dans le respect de la Constitution et des lois gambiennes.

Il n’y a pas eu d’accord garantissant au Président Jammeh une impunité. C’est ce qu’a fait savoir le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-  Unies en Afrique de l’Ouest et du Sahel. Selon Mohamed Ibn Cham­­bas, c’est une déclaration con­jointe entre les Nations-Unies, l’Union africaine, et la Cedeao. Et d’après lui, ces 3 organisations ont signé cette déclaration pour trouver une solution pacifique afin de faire partir Jammeh de la Gambie. Face à la presse hier, M. Cham­bas a précisé que le contenu de cette déclaration est conforme à la Cons­titution et les lois du pays. «Il n’a pas été question d’impunité, l’impunité est interdite par la Constitution et les lois de la Gambie donc, il n’y a aucune clause qui dit que l’ancien Président est couverte par une entente politique ou bien judiciaire. Ce n’est pas possible parce que ce document a été soumis au siège des Nations-Unies à New York et le département des affaires légales a bien étudié cette déclaration pour éviter une décision qui peut être mal interprétée et considérée comme une licence contre l’impunité», a-t-il fait savoir.
Se réjouissant du succès de la diplomatie préventive qui a prévalu dans la résolution de cette crise, M. Chambas estime qu’elle «doit être consolidée par une transition pacifique sécurisée et ordonnée». Selon le Repré­sentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, la Communauté internationale, qui a démontré une unité exemplaire dans la résolution de cette crise, doit «continuer d’apporter son soutien» pour l’instauration de la démocratie et de la paix dans ce pays. Quant au nouveau Président Adama Barrow, M. Chambas l’appelle à «prendre les mesures nécessaires pour une transition démocratique pour l’instauration de la paix». D’après lui, «la réconciliation nationale doit être une priorité» dans cette nouvelle phase. Concernant  la demande formulée par le Président Barrow pour que la mission de la Cedeao reste 6 mois en Gambie, M. Chambas soutient que c’est à la Cedeao d’en décider. «Après cette de­mande c’est normal de donner à la Cedeao du temps pour réfléchir sur ça, de prendre tous les facteurs en compte pour décider. Dans les semaines à venir, la Cedeao va en discuter pour prendre une décision», a-t-il dit.
Interpellé sur les spéculations faisant état d’un pillage des ressources par l’ex-Président de la Gambie, le représentant des Nations-Unies  pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel a souligné que ce n’est pas à lui de confirmer ou d’infirmer ces allégations.  «Le porte-parole de la Coalition de l’opposition gambienne a beaucoup insisté là-dessus, il a dit lui-même qu’il n’y a aucune évidence sur cette question», a-t-il dit.
dkane@lequotidien.sn

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