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Depuis l’échec de la candidature de Monsieur Abdoulaye Ba­thily à la Commission de l’Union africaine, trop de commentaires fusent dans le pays où l’on se précipite à inventer, à pervertir jusqu’à remettre en cause le sens et la portée de notre diplomatie.
C’est le cas de Mamadou Diop Decroix et son front pour la défense de la République Fpdr, qui qualifient la défaite de Monsieur Abdoulaye Bathily «d’échec personnel et retentissant du Président de la République» et invitent à «revoir les orientations et stratégies de la diplomatie sénégalaise…».
La gravité de tels propos appelle des mises au point et des rappels à l’ordre urgents et nécessaires, en un moment où le Président décide de travailler pour la construction d’un Séné­gal démocratique à hisser par nos efforts en harmonie avec nos autres frères africains et avec la coopération internationale, au niveau des nations capables d’apports positifs à l’édification d’une communauté internationale toujours plus avancée et plus harmonieuse.
En effet, Decroix et le Fpdr oublient que depuis longtemps, le président de la République a posé la candidature de notre compatriote sur la table ; le gouvernement s’est entouré de toutes les garanties, avec de nombreuses visites et missions à l’étranger ; ce qui témoigne de la grandeur d’âme de Monsieur le président de la République, sa générosité, son humanisme et son attachement au droit, à la justice et à la dignité humaine.
L’échec de la candidature du Sénégal ne peut remettre en cause nos acquis diplomatiques, la consolidation du leadership du Sénégal au plan sous-régional, continental et mondial.
Decroix et le Fpdr n’ont pas compris que l’adhésion de notre pays au Conseil de sécurité est la consécration de la vision stratégique du Président. Le Chef de l’Etat est réélu à la tête du Comité d’orientation des Chefs d’Etat et de Gouvernement du Nepad.
Ils ont oublié que le Sénégal a présidé la Cedeao, la Franco­phonie, pilote le chantier paix et sécurité de l’Uemoa et élu au Conseil exécutif de l’Unesco.
En conséquence le leadership de notre diplomatie est indéniable, et fait que le Sénégal soit sollicité partout en Afrique et dans le monde. Ils ont oublié que le Sénégal a pu obtenir l’organisation du sommet de la Franco­phonie en 2014 et désigné com­me facilitateur des négociations sur les accords de partenariat économiques (Ape), coordonnateur du comité des dix Chefs d’Etat de l’Union africaine sur l’enseignement supérieur, le porte-parole de l’Afrique au G20 et G7.
En conséquence la diplomatie sénégalaise est au cœur du jeu mondial, qu’elle est respectée et écoutée, elle est présentée partout et elle est dynamique.
Ils auront oublié que le renouveau de notre diplomatie se mesure par la participation de notre pays aux opérations de maintien de la paix où il occupe la première place de contributeur de troupes au niveau ouest africain, la 3e au plan africain et la 7e à l’échelle mondiale ; 2485 casques bleus sénégalais sont déployés dans les opérations de maintien de la paix des Nations unies : 725 en Côte d’Ivoire, 798 au Darfour, 204 en Guinée Bissau, 99 en République centrafricaine, 659 au Mali, sans compter les 44 observateurs présents dans plusieurs théâtres d’opérations.
Ils ont certainement oublié que notre diplomatie est économique et mène des actions d’assistance aux compatriotes sénégalais en détresse, de prévention par la sensibilisation sur leurs comportements dans les pays d’accueil.
Il n’y a de politique étrangère où le Sénégal n’est pas consulté et la détermination de Monsieur Mankeur Ndiaye de faire entendre la voix du Sénégal est réelle.
Cette nouvelle politique diplomatique porteuse de rupture féconde qui semble expliquer le complot ourdi autour de notre candidature à la Commission de l’Union africaine par des détracteurs qui s’adonnent à des activités lâches et mesquines, aveuglés par la rancune, la jalousie et la déception depuis la visite d’Etat historique de notre Président en France.
La tentative de ces fossoyeurs est vouée à l’échec car les espoirs placés en notre politique extérieure et en l’homme qui l’incarne sont encore plus forts que jamais.
Le Sénégal est un gouvernement responsable, sérieux, avec un président qui aime son pays se souciant de sa défense et de sa sécurité, donc évitons les faux procès, la critique facile, gratuite voir politicienne.
C’est pourquoi j’invite le président de la République à inscrire davantage son action dans une dynamique de très ambitieuses et exaltantes espérances, à hisser notre cher pays au rang des nations modernes et faire de sorte qu’aux soirs de 2017 et de 2019 notre majorité politique unie dans sa diversité fête ses belles victoires.
Pourvu que la République reste sereine en refusant de basculer dans la tyrannie chaque fois que le coup mal approprié de nos ennemis est tenté. Et ce sera justice pour tous.
Isma DIOUM
Diplômé en droit public,
option droit public
Responsable politique
Apr à Touba

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