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Je m’adresse à vous, en tant que citoyenne du monde et plus particulièrement d’un pays que vous ne connaissez peut-être pas : la Catalogne. Depuis 300 ans, nous vivons dans un autre pays, l’Espagne, qui a fait valoir son de droit de conquête. Aujourd’hui, je vis dans ce pays où l’utilisation du catalan, ma langue, est synonyme de mauvaise éducation, bien qu’elle soit reconnue dans la Constitution. En Espagne, la démocratie n’est qu’une illusion, si des candidats élus démocratiquement par les électeurs catalans déplaisent au gouvernement espagnol, celui-ci ne permet pas aux élus catalans d’exercer leur mandat…
Ici en Catalogne, on peut nous traîner en prison sous prétexte d’accusations fallacieuses. Ici en Catalogne, on nous accuse d’exercer notre droit d’expression, de défendre notre droit à l’autodétermination. Ici en Catalogne, la justice espagnole poursuit des leaders politiques, des responsables associatifs, des pacifistes, des chanteurs, des comédiens, des clowns… Pour le simple fait de protester, on nous accuse pour des crimes de trahison, de rébellion… Ils nous veulent silencieux et soumis, mais nous avons décidé de ne pas nous taire.
Nous sommes aujourd’hui dans l’attente des condamnations de nos représentants légitimes, qui ont permis à tous les citoyens catalans de voter lors d’un référendum d’indépendance le 1er octobre 2017, ceci afin que le peuple catalan puisse décider s’il veut, ou non, se séparer de l’Espagne. Il ne fait aucun doute que nos représentants seront condamnés avec des peines très lourdes pouvant dépasser les 15 ans de prison. Bien sûr, il sera fait appel auprès de la Cour européenne de justice, et très probablement celle-ci rejettera les condamnations de la justice espagnole, mais avant que la justice européenne ne se prononce, certains de nos représentants auront passé une dizaine d’années en prison…
Les représentants politiques catalans sont déjà en détention provisoire ou en exil depuis deux ans. Un groupe d’experts de l’Onu a déjà conclu que la détention provisoire a fait l’objet d’abus et a demandé leur libération immédiate, mais le silence est la seule réponse de la justice espagnole, une justice au service des intérêts de la Couronne et la Bourse des valeurs.
Chers lecteurs, je ne vous demande rien, si ce n’est d’essayer de comprendre notre cause. Et pour ceux qui voudraient faire un geste, vous pouvez arborer un ruban jaune sur le revers de votre veste en signe de solidarité avec nos prisonniers et exilés. A travers ce courrier, je lance un appel à l’aide aux citoyens européens, aujourd’hui nous sommes les victimes de la dérive autoritaire de l’Etat espagnol, pays membre de l’Union Européenne, mais demain à qui le tour ?
Pilar TIZNE i CABRERA

4 Commentaires

  1. encore un article faux et totalement partisan. Je suis catalan aussi et vis dans la dictature silencieuse des indépendantistes qui empêche et exerce une pression sur les unionistes comme moo. Marre de votre victimisation incesante et votre dictature de la pensée unique.

  2. Toujours les mêmes réactions pour dénigrer la vérité. Cette page résume de façon concise (presque trop), des faits que les moins démocratiques parmis nous n’auraient pas supporté plus de quelques dizaines d’années,si, par exemple,le débarquement de Normandie avait échoué. Ici, cela fait 300 ans.

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